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les colocataires
Maints monstres
hantent nos âmes
Comme une
vieille maison,
Terrassant notre
raison
Avec leurs yeux
pleins de flamme :
L’Ennui, bête
maudite,
Sourit seule au
coin du feu,
Pour elle qui
parle peu
Toutes les
choses sont dites ;
Grelottant dans
son siège,
L’Inquiétude,
qui a froid,
A le cœur empli
d’effroi
Comme d’un fardeau
de neige ;
La Fatigue
redoutable
Ne peut quitter
son grand lit,
Et malade, elle
pâlit
Tandis qu’elle
nous accable ;
Par la petite fenêtre,
Saisie de
spasmes violents,
La Dépression en
hurlant
Jette vases et
lettres ;
La Folie rit et
chante
En disant des
mots obscurs
Et dessine sur
les murs
Des figures d’épouvante !
Et tout cela s’agite
Ou se tait
éternellement
Dans le sombre
étoilement
De notre cœur qu’il
habite.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 23 janvier 2019
Les colocataires
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
11:20
Libellés :
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soupirs,
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