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sphigorotta, gardien de la lumière Là où luisait un flambeau, Là où le soleil rayonne, Sphigorotta toujours donne Toute sa beauté au beau. Il emplit de lumière Le monde ainsi que l'esprit, En toutes lettres il écrit Cette éternelle prière ; Il bénit le penseur seul Dans sa retraite humide Et l'amoureux livide Et le mort dans son linceul ; Il inspire au poète De longs poèmes radieux Dont les vers viennent des cieux, Et à la voile inquiète Montre l'éternel chemin, Quand dans l'océan elle erre, Lourde en étant légère, Portant les rêves humains. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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samedi 27 janvier 2024
Sphigorotta, Gardien de la Lumière
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 26 octobre 2023
Hellus, Gardien des Enfers
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hellus, gardien des enfers Hellus, Gardien brûlant des noirs enfers, Faisait entrer les pâles victimes Qui arrivaient, appesanties de fers Et portant les fardeaux de leurs crimes : Plus la faute est grande, plus le poids lourd, L'un a sur le dos une ville immense, L'autre une planète ; tous sans secours, Gémissent dans l'éternel silence ; Leurs jambes, leurs peaux, leurs mains et leurs yeux Parlent et disent de quoi ils sont coupables Et pourquoi ils vont aux enfers radieux, Tête baissée, comme des misérables. Hellus, quant à lui, spectre pétrifié, Ne dit rien et observe le silence, On dirait que son cœur est réifié Dans un éternel moment de violence, Et il ne fait que compter les déchus Aussi nombreux que les grains de sable Qui sont là et qui pourtant ne sont plus, Qui ont péri mais sont impérissables. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
dimanche 15 octobre 2023
Balaskar, Gardien des abysses
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balaskar, gardien des abysses Gardien des abysses sombres Où dort une autre création Cachée dans les flots et l'ombre Et de bien étranges nations, Balaskar, noire créature, Comptait les écueils et rêvait Dans cette barbare nature Éternelle, où il se trouvait ; Il comptait les vastes tempêtes Gémissant loin des profondeurs Et dont l'écho se répète Sans qu'il ne lui fît jamais peur. Ce monstre était fait lui-même De débris et de mâts cassés, Mélange ténébreux et blême Qui rappelle D'obscurs passés, Des cris qui ont percé l'aurore, D'autres qui ont percé la nuit, La peur et ses métaphores, Ce qui se cache et ce qui fuit. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
dimanche 24 septembre 2023
Lydesk, Gardien des Ombres
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lydesk, gardien des ombres Lydesk, monstre sombre, Est le gardien des ombres, Geôlier qui a les clés Des abîmes ailés Et de tous les gouffres ! Une odeur de soufre, D'inconnu et de mort Émane de son corps Pareil aux fleurs flétries, Il est plein de furie Et de malédictions, Il est plein d'affliction Et de choses immenses, Son esprit ne pense Qu'à l'insondable nuit Qui s'en va et qui fuit, Profonde et éphémère, Funeste chimère Dont il veut révéler Tout le front étoilé. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 20 septembre 2023
Hycaon, Gardien de Minuit
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hycaon, gardien de minuit Hycaon est le gardien Ténébreux et ancien De l'heure spectrale. Il est toujours pâle, Et les horreurs qu'il voit L'avaient rendu sans voix En étant plein de cris ; Ses cheveux sont tout gris Comme un ciel d'automne Et d'hiver monotone, Il revoit, assailli, Le spectre qui jaillit De la nuit immense Pareil aux eaux denses Et pareil aux rayons ; Des plus profonds sillons De la terre tombale, Sortent des rafales De terreurs sans merci Et de sombres récits. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 18 septembre 2023
Scyrongu, le Gardien
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scyrongu, le gardien Scyrongu, gardien sombre et féroce Des secrets que cache l'éternité, Debout devant les gouffres redoutés Et devant les abîmes atroces ! Scyrongu, rêveur aux yeux multiples Qui voit les débuts et qui voit les fins Et les spectres ténébreux des défunts, Maître qui n'a pas besoin de disciples ! Scyrongu, grand geôlier qui possède Les clés des portes qu'on ne peut pas voir, Plus pesantes que le pesant devoir Et que célèbrent tous les aèdes ! Scyrongu, créature intemporelle Qui depuis des siècles songe et attend, Devisant avec le vide, écoutant Des astres la musique immortelle ! Scyrongu, Sphinx qui hante l'espace Comme un fantôme hanterait un manoir, Phare qui reluit dans l'infini noir, Sans jamais éclairer les voiles lasses ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 4 juin 2018
L'ange du berceau
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L'ange du berceau
Tandis que l’enfant
paisiblement dort
Dans son berceau
où l’aurore sommeille,
L’ange gardien
qui sur ses jours veille
Ne peut le
sauver du funeste sort.
Il contemple avec
pitié ce corps frêle
Qui tombera
malade et vieillira
Et qu’un jour le
Destin assaillira
Comme les ruines
d’une citadelle ;
Il contemple
avec effroi cet esprit
Que n’assombrit
aucun pesant nuage,
Qui s’emplira de
pensées et d’ombrages
Comme un grand
arbre de ses fruits pourris ;
L’ange contemple
l’âme parfumée
De ce petit être
à peine vivant,
Qui s’envolera
souillée dans le vent
Comme une lourde
et toxique fumée,
Et dit à Dieu :
« Pourquoi cette lueur ?
Pourquoi faire
rayonner cette aurore
Que la vaste
nuit de ce monde abhorre ?
Quel est le but
de cet enfant, Seigneur ? »
Et l’ange triste
bénit l’enfant rose
Qui demeure
paisible et silencieux,
Et s’envole
avant le jour jusqu’aux cieux,
Le cœur empli de
ténébreuses choses.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 27 mars 2017
L'Ange gardien
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l'ange gardien
Louis Janmot, L’Ange et la mère (entre 1835 et 1881)
Tandis
que le petit est bercé par sa mère,
Un
jeune ange prie pour sa vie éphémère,
Les
mains jointes, sous le firmament à genoux,
Et
semble aussi prier pour le monde et pour nous.
Cet
ange prosterné qui compte nos larmes
Pour
cet enfant rose se lamente et s’alarme
Et
dit, le cœur empli de vénération :
« Seigneur,
ayez pitié de votre création !
Faites
que cet enfant condamné à vivre
Lise
votre monde, qui est votre livre,
Faites
que cet enfant, Seigneur, ne souffre pas !
Ne
lui apprenez pas ce sombre mot : Trépas !
Qu’il
ait le sourire au front et au visage,
Qu’il
soit heureux et qu’il ne soit point un sage,
Qu’il
n’aille point un jour, seul, la tristesse au cœur,
Dans
les bois soupirer, las du Destin vainqueur ! »
Mais
en vain tu gémis, ange monotone,
Auprès
de ce printemps, assis dans ton automne !
Cet
enfant ne va pas demeurer innocent !
Ses
mains seront, peut-être un jour, souillées de sang,
Son
petit cœur sera souillé de tristesse,
Il
sera son hôte et elle son hôtesse
Qui
l’accueillera dans ce monde délabré
Et
par sa morne nuit toujours enténébré.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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