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La fête de la faux
Chaque jour est
une fête
Et un effroyable
festin
Pour la Mort,
paysanne bête
Qui se lève tôt
le matin
Pour couper son
blé, la main gauche
Et les gestes
maladroits,
Fauchant comme l’orage
fauche
Et sous ses
guenilles ayant froid.
Elle rit et elle
danse
Sur les cadavres
amoncelés,
Et raille notre
souffrance
Qui nous
condamne à l’appeler,
Elle frappe à
gauche et à droite
Et, blessée par
sa propre faux,
Elle crie :
« Allez, dans la boîte !
Mourez
maintenant, il le faut ! »
Elle trébuche et
elle tombe,
Marchant dans
son propre linceul,
Et elle envoie à
la tombe
La femme pâle et
l’homme seul,
Le rire idiot,
les dents luisantes
Comme des étoiles
sans noms,
Et portant sa
faux pesante
Qui à nos
chimère dit : non.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 18 décembre 2019
La fête de la faux
mardi 14 août 2012
Gloire nocturne
Gloire nocturne
Ce
poème est dédié aux braves femmes tunisiennes qui n’ont pas hésité, à
participer, hier, à une marche nocturne afin de défendre leurs droits les plus
légitimes.
Hier, fières comme
les déesses et les amazones,
Vous emplissiez
les rues du son de votre voix,
Bien qu’il fût
nuit, on eût dit que le jour rayonne
Quand vous passiez,
augustes et pareilles aux rois !
Tunis était la
mer, vous étiez les ondes,
La liberté était
le sublime alcyon
Qui, malgré la
houle qui souffle et qui gronde,
Vous montrait le
port aux éternels rayons,
Le respect du
Devoir, l’amour de la Patrie,
Etaient les deux
brises qui dans les flots obscurs
Conduisaient vos
voiles bercées par l’euphorie
Au rivage
rayonnant, inaccessible et pur !
Aphrodite envoya
sa charmante armée
Aux ennemis de la
femme et du genre humain,
Le monde trembla
de ses guerrières bien-aimées
Au sourire radieux,
au cœur pur, aux blanches mains !
Ô,
jour héroïque ! Ô, nuit immense !
La Tunisie
devint une deuxième Ilion,
Vos
parfums assiégèrent vos rivaux en démence,
Vous étiez
des lionnes qu’accompagnaient des lions !
A la bouche vous
aviez la même devise
Et au cœur vous
aviez le même idéal,
Votre voix
retentit, de la Patrie éprise,
Et triomphante
comme un clairon triomphal,
Jeunes et chenues,
mères, grands-mères et filles,
Vous éblouissiez
le monde par vos grâces ébloui,
Vous étiez, dans
cette nuit, le soleil qui brille,
Et dans cette ombre
le jour qui a relui,
Vous étiez des
étoiles qui tombèrent
L’illuminant
soudain, dans le morne univers,
Anges, vous fîtes
choir des plumes et de la lumière
Quand vous
marchiez, chantées par de mystérieux vers !
Gloire à la
Tunisie et à ses héroïnes
Dont le sourire
est doux, et dont le rugissement
Est aussi puissant
que la foudre divine
Qui rugit en
tombant soudain du firmament !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 13 août 2012
Le jour d'Aphrodite
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Le jour d’Aphrodite
Ce
poème est dédié à la femme tunisienne qui célèbre aujourd'hui sa Fête
nationale. Vive la femme libre et épanouie!
Ne gémis point,
noble femme,
Et brave fièrement
et sans effroi
Au nom de tes
éternels droits
Tous tes ennemis
infâmes !
La fleur que la
houle courbe
Garde toujours sa
douce odeur ;
Combats et
terrasse sans peur
Ceux qui oublient,
sombres et fourbes,
Qu’ils furent une
pensée éphémère
Dans ton sein qui
les enfanta
Et comme un
fardeau les porta
Appesantissant
leurs mères,
Qu’avec ta voix
pleine de tendresse
Tu berças l’enfant
endormi
Qui pleure sans
raison et gémit,
Epris de toutes
tes caresses !
Dis-leur : « Je
suis la déesse
De la vie, comme
de l’amour !
Et je rayonne
comme le jour
Qui reluit avec
paresse,
De mes droits
légitimes,
De mon éternelle
liberté
Que je chante avec
fierté
Malgré vos fers et
vos crimes,
Vous ne me
priverez pas ! Vos chaînes
Ne pourront pas
m’appesantir,
Et je ne puis
consentir
A gémir de votre
haine
Ou trembler de vos
voix qui grondent !
Quand je passe,
vous vous courbez
Et à mes pieds
vous tombez
Et je ploie le dos
du monde
Qui contemple mes
divins charmes
Et m’implore de le
sauver
Et passe sa nuit à
rêver
De ma beauté qui
l’alarme ! »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 25 juillet 2012
A la République
A la République
Aujourd'hui,
le 25 juillet, c'est le jour de la Fête de la République. Vive la Tunisie
libre, démocratique et républicaine!
La Tunisie aux
tyrans rebelle
Chante doucement
en ce jour,
Le cœur radieux et
plein d’amour :
« Vive la
République éternelle !
Ceux qui sont
morts pour l’immortelle Patrie
Vivront, et moi je
les bénis
Avec mes soupirs
infinis,
Et chaque nuit
courbée, pour eux je prie !
Sur leurs fronts
une aurore idéale
Rayonne, et dans
leurs yeux reluit
Comme le jour dans
la sombre nuit,
Une lueur blanche
et triomphale !
Gloire à la
liberté, à la justice,
Gloire aux preux
et aux martyrs !
En souriant je les
vis partir
Et je me souviens
de leur sacrifice,
Je vois leurs
mères que rien ne console
Et leurs veuves
que rien ne guérit,
Ô, fils aimés,
époux chéris,
Oiseaux qui dans
le firmament s’envolent !
Ils vous apprirent
à briser vos chaînes
Et de leurs noms
je me souviens !
Ne souffrez point,
Tunisiens,
L’oppression de
leurs lois inhumaines,
Rugissez, soyez
des foudres qui passent
Et tombent sur les
dictateurs !
Ne vous courbez
que sur les fleurs
Et les lèvres des
femmes qui vous embrassent !
Vous êtes mes fils
et je suis votre mère,
Comme je vous
aime, aimez-moi,
Car la Patrie est
une foi
Et mon amour est
une prière ! »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 27 mai 2012
A nos mères
A nos mères
A l'occasion de
la fête des Mères, je dédie ce poème à ma mère et à toutes les mères du monde.
Soyez bénies!
Ô, mères
vaillantes et magnanimes !
Dans votre sein
vous nous avez portés
Et bercés par vos
rayons sublimes
Et par votre voix
quand vous chantez,
Nous avons grandi
dans nos berceaux frêles
Comme les fleurs s’épanouissent
dans les prés,
En déployant
lentement nos ailes
Pour nous envoler
dans les cieux dorés !
Cordes rêveuses d’une
même lyre,
Quand nous
gémissons, vous gémissez,
Et le soleil de
votre sourire
Reluit quand vous
nous caressez,
Vous errez comme
la brise erre
En nous chantant
un doux chant éternel
Que les oiseaux
chantent sur la terre
Et que les anges
chantent dans le ciel !
Soyez bénies, ô,
mères immortelles !
Aurores de ce
monde ténébreux !
De toutes les
femmes vous êtes les plus belles
Quand vous
embrassez vos fils amoureux
Et vos enfants
endormis qui rêvent !
Dans vos foyers
joyeux vous vous levez
Comme le jour dans
l’azur se lève,
Et jusqu’à ce que
nous soyons arrivés
Vous nous attendez
en tremblant dans l’ombre
Et en priant Dieu
de nous protéger
Des hasards
obscurs de la vie sombre,
Du soleil radieux
et du vent léger !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 30 avril 2012
Le premier mai, un jour de la Patrie
Le premier mai, un jour de la Patrie
A l'occasion de la Fête internationale du Travail, L'Union
Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a appelé à un grand rassemblement et à une marche
pacifique qui aura lieu demain, à partir de 10h, à l'Avenue Habib Bourguiba,
chargée de tant de symboles. Soyons là, disons oui à une vie digne pour tous
les citoyens, oui à la liberté et à la démocratie, et non au chômage forcé, à
l'obscurantisme et à la tyrannie!
Demain, amants de
la douce Patrie,
Epris de notre
Tunisie chérie,
Dès que dans les
cieux se lèvera le jour,
Nous lui
chanterons des poèmes d’amour !
Jusqu’à ce qu’elle
daigne nous sourire,
Poètes épiques
armés de nos lyres,
Dans les rues ensemble
nous errerons,
Patriotiques mers
que nous emplirons,
Rêveurs et
puissants, comme des ondes,
Bois bercés par
nos chansons profondes
Pareilles aux
chants des oiseaux dans l’azur
Qui retentissent,
mélodieux et purs !
Volages nous
oublierons, voix charmées,
Les noms de nos
fils et nos bien-aimées
Et nous nous
souviendrons du nom rêveur
De la Tunisie,
déesse de nos cœurs !
Son hymne béni et
plein de lumière
De nos bouches
jaillira comme une prière,
Prosternés devant
son divin autel,
Nous lui
chanterons des vers immortels,
En maudissant l’injustice
sereine,
La noire tyrannie
et ses sombres chaînes !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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