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RE-la nymphe endormie
D’après le poème « La Nymphe endormie
» de Georges de Scudéry (1601-1667), duquel je ne garde ici que la
première strophe
Vous faites trop
de bruit, Zéphire, taisez-vous,
Pour ne pas
éveiller la belle qui repose ;
Ruisseau qui
murmurez, évitez les cailloux,
Et si le vent se
tait, faites la même chose.
Soleil, tu es
beau mais tu rayonnes trop fort,
Je voudrais que
tu sois voilé par les nuages,
Cesse de
briller, ne vois-tu pas qu’elle dort ?
Et loin d’elle
poursuit ton éternel voyage.
Oiseaux, ne chantez
pas, car elle veut dormir.
La forêt est
emplie d’arbres et de branches,
Allez-vous-en
ailleurs, compères, discourir,
Et sur elle
faites tomber des plumes blanches.
Pour ne pas
déranger son bienheureux sommeil,
Nuit, ne fais
pas briller toutes tes étoiles,
Quelques-unes
seulement, ne sois pas le soleil,
Et couvre-la de
ton impalpable voile.
Quant à toi,
papillon volant comme un voleur,
Reste loin de
ses cheveux et de son visage,
Sa peau est
parfumée : ce n’est pas une fleur !
Va donc en
chercher loin d’elle et reste sage ;
Toi aussi,
abeille, va butiner ailleurs,
Tu ne trouveras
pas de miel dans sa chevelure !
Laisse-la donc
dormir, le printemps est meilleur
Quand elle dort
dans la radieuse nature.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 1 juillet 2020
Re-La Nymphe endormie
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