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RE-de la mansuétude
D’après
le poème « De la Mansuétude » de Jean Desmarets de Saint-Sorlin
(1595-1676), duquel je ne garde ici que la première strophe
Que j’aime la nuit fraîche et ses
lumières sombres,
Lorsque l’astre des mois en adoucit les
ombres !
Le ciel, fleur étrange, lentement
s’épanouit,
Le printemps étoilé de l’insondable nuit
Couvre le monde qui dort de ses vastes
ailes.
Toute la création qui rêve avec zèle
Est bercée par les bruits ainsi que les
odeurs.
Le vent errant, pareil à un spectre
rôdeur,
Haleine qui sort de la bouche des
ténèbres,
Entre dans les maisons et les feuilles
des arbres,
Où les uns dorment, morts couverts de
leurs linceuls,
Et les autres pensent, préférant être
seuls.
C’est la nuit qui cache la honte et les
blessures
Et les cœurs meurtris par les obscènes
morsures
De la vie qui ronge sans pitié les
mortels.
Elle est notre hôpital et elle est notre
hôtel,
Elle nous console, calme comme l’abîme,
Elle nous écoute, clémente et magnanime,
Sans jamais être lasse, alors que le
beau jour,
Lui, ne sait pas cacher les soupirs de l’amour,
Et montre nos pâleurs et nos cicatrices,
Malgré notre fierté et nos artifices.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 29 juin 2020
Re-De la Mansuétude
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