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datur, dévoreur du vide Datur, spectre ténébreux qui passe, Âme formidable mais toujours lasse, Se nourrissait des grands abîmes noirs Creusés dans l'espace, et qu'on ne peut voir, Monstres sans merci des bois cosmiques. Datur n'était pas connu des Antiques, Malgré leur fertile imagination Féconde en saluts et en damnations Et qui enfantait des êtres étranges ; Était-ce un démon ou était-ce un ange ? Les poètes ne pouvaient le savoir ! Il dévorait aussi, matin et soir, Les esprits las et les âmes oisives Remplis d'idées sombres et chétives Et qui étaient sur le point de mourir, Cherchant ses nuages à secourir ; Des millénaires sans prendre une ride ! Incarnation parfaite du vide, Il n'abhorrait rien et il n'aimait rien, Inconnu, invulnérable et ancien. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 25 août 2023
Datur, Dévoreur du Vide
lundi 10 février 2020
Le vide de la vie
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LE vide de la vie
La vie est un tableau qu’on commence à peindre
Et une page blanche où nos noms sont écrits,
Pareils aux écoliers occupés à feindre
De penser, chaque fois que le maître rugit ;
La vie, que nous aimons, est un grand abîme
Où comme des déchets nous sommes tous jetés,
Il n’a point de fond et il n’a point de cime,
Hormis ce que nous sommes et nous avons été ;
La vie est un dialogue où chacun répète
Les futilités qu’il a apprises par cœur,
Et nos jours s’envolent comme des tempêtes
Que rugit sans répit le grand hiver vainqueur.
Tout est pareil à tout, les automnes aux automnes,
Les étés aux étés, les printemps aux printemps,
Ondes de la même mer vaste et monotone,
Nos heures se brisent contre l’écueil du temps ;
Pour faire le même travail qui nous tourmente
Nous nous réveillons d’un doux et divin sommeil
Empli de chimères fragiles et charmantes
Au même moment où au ciel va le soleil,
Jamais nous ne voyons un nouveau visage,
Jamais ne découvrons un singulier plaisir,
La mer nous emporte ; il n’y a rien sur le rivage
Hormis un peu d’espoir et beaucoup de désirs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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