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datur, dévoreur du vide Datur, spectre ténébreux qui passe, Âme formidable mais toujours lasse, Se nourrissait des grands abîmes noirs Creusés dans l'espace, et qu'on ne peut voir, Monstres sans merci des bois cosmiques. Datur n'était pas connu des Antiques, Malgré leur fertile imagination Féconde en saluts et en damnations Et qui enfantait des êtres étranges ; Était-ce un démon ou était-ce un ange ? Les poètes ne pouvaient le savoir ! Il dévorait aussi, matin et soir, Les esprits las et les âmes oisives Remplis d'idées sombres et chétives Et qui étaient sur le point de mourir, Cherchant ses nuages à secourir ; Des millénaires sans prendre une ride ! Incarnation parfaite du vide, Il n'abhorrait rien et il n'aimait rien, Inconnu, invulnérable et ancien. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 25 août 2023
Datur, Dévoreur du Vide
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