|
LE vide de la vie
La vie est un tableau qu’on commence à peindre
Et une page blanche où nos noms sont écrits,
Pareils aux écoliers occupés à feindre
De penser, chaque fois que le maître rugit ;
La vie, que nous aimons, est un grand abîme
Où comme des déchets nous sommes tous jetés,
Il n’a point de fond et il n’a point de cime,
Hormis ce que nous sommes et nous avons été ;
La vie est un dialogue où chacun répète
Les futilités qu’il a apprises par cœur,
Et nos jours s’envolent comme des tempêtes
Que rugit sans répit le grand hiver vainqueur.
Tout est pareil à tout, les automnes aux automnes,
Les étés aux étés, les printemps aux printemps,
Ondes de la même mer vaste et monotone,
Nos heures se brisent contre l’écueil du temps ;
Pour faire le même travail qui nous tourmente
Nous nous réveillons d’un doux et divin sommeil
Empli de chimères fragiles et charmantes
Au même moment où au ciel va le soleil,
Jamais nous ne voyons un nouveau visage,
Jamais ne découvrons un singulier plaisir,
La mer nous emporte ; il n’y a rien sur le rivage
Hormis un peu d’espoir et beaucoup de désirs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
lundi 10 février 2020
Le vide de la vie
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: