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Les otages contractuels
Du matin jusqu’au
soir, les travailleurs sombres,
Les chaînes aux
pieds et tout appesantis de fers,
Pareils à des
spectres qui vont dans deux ombres,
Marchent dans
les sentiers embrasés de l’enfer.
Avant de partir,
ils embrassent leurs familles
Qui dorment
encore et qu’ils se doivent de nourrir,
Et disent adieu à
leurs fils et à leurs filles
Comme le vain
Hector sur le point de mourir.
L’usine les
attend et leurs bureaux pâles
Et la salle de cours
où il fait toujours froid,
Et loin du firmament
empli d’étoiles
Et du soleil
radieux, ils errent avec effroi.
Ils savent qu’ils
ne sont point indispensables,
À la merci de
leurs bourreaux et du besoin,
Et ils qu’ils ne
sont que de pauvres grains de sable
Que l’inexorable
tempête exile loin,
Ils sont plus
malheureux qu’ils ne semblent braves,
Et le soir,
rentrent chez eux écœurés et las
Après avoir fait
leur besogne d’esclaves
Et séjourné dans
le noir royaume d’en bas ;
Malgré la
fatigue et les contrats éphémères,
Ils sont bien
heureux de revenir à la maison
Où il sont
épouses, époux, pères et mères,
Et où ils sont
aimés et ont toujours raison.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 6 septembre 2019
Les otages contractuels
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
22:21
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