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l'encre et le sang
Avec le sang qui
sort de nos larges blessures
Nous écrivons
toujours nos odes les plus pures,
Et nos
cicatrices sont nos plus radieux vers.
La poésie, c’est
comme un océan amer
Où nous errons
avec désespoir et courage.
Sur les écueils
lisant ce sombre mot : « naufrage ! »,
Nous voyons les
lyres rouillées jetées au fond
Et les crânes
cassés qu’éloignent les typhons
Et qu’un obscur
et vain animal marin foule.
Cette mer est
faire de notre sang qui coule,
Et nous nous
promenons dans notre propre esprit
Qui saigne sans
repos et que rien ne guérit,
Emportés par les
vents, emportés par les ondes !
La poésie, c’est
la plaie ouverte du monde !
Nos syllabes
malades à nos mètres maudits
Chantent un
lugubre chant, et l’hémistiche dit
Quelque chose de
noir à la petite rime
Que de son poids
fatal elle écrase et opprime !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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mardi 16 avril 2019
L'encre et le sang
vendredi 5 avril 2019
La tempête de sang
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LA tempête de sang
Comme une
tempête qui perd les voiles
Cassées çà et là
dans l’immensité,
Bien loin de la
salutaire étoile
Et des pays par
les hommes habités,
Mon sang hurle
dans la mer de mon être,
Il me tourne et
me retourne le cœur,
Quand il gronde,
je n’en suis plus le maître,
Et il répète son
rire vainqueur,
Il tombe comme l’aigle
sur sa proie,
Plus pesant que
les mondes réunis,
Sur toute la
création qu’il noie,
Et dans l’abîme
sans fin la bannit !
Comme si mon
corps était le Tartare,
Comme si mon
esprit était l’enfer,
Il crie et de
son cachot s’effare
En agitant
frénétiquement ses fers,
Pareil à un
cheval que rien ne dompte,
Dont la crinière
est en feu, qui hennit,
Se cabre, court
dans sa prison et compte
Les gouffres
ouverts et les mondes infinis !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 26 février 2019
Hémorragie
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hémorragie
Chaque nuit, je
compte les cicatrices
De mon corps
blessé par tous les caprices
De la Vie, femme
brune aux hauts talons
Aimant les
supplices sanglants et longs,
Superbe et
monstrueuse créature
Qui connaît les
plaisirs de la torture
Et ne forme qu’un
seul être avec moi !
Elle me dit :
« le vrai bourreau, c’est toi »
En plongeant, l’expression
toujours sereine,
Sa dague
ensanglantée dans mes veines
Et en criant
maintes obscénités,
Puissante et
railleuse divinité !
La Vie, chaque
fois qu’elle s’ennuie,
Répand notre
sang comme de la pluie
Dans les plaines
et au-dessus des monts,
Et il va comme
les rivières vont
En abreuvant la
terre et les bêtes
Et en hurlant
comme les tempêtes
Qui secouent
cette lamentable mer
Faite du
souvenir de nos êtres chers,
De nos soupirs
et de nos prières
Et de nos
espérances altières !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
01:45
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