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POINT DE VUE SUR une lyre rouillée Un poète ennuyé a jeté dans l’ombre Sa lyre, symbole de son génie divin, Que rongent maintenant les quatre saisons sombres Avec leurs dents qui cherchent à la casser en vain. La pluie et le soleil, le vent et les tempêtes En ont fait une chose informe et sans valeur. Il ne reste rien de la lyre du poète, Oubliée, semblable à une ancienne douleur. De la rouille ! Blasphème impardonnable, immense ! La Muse, jadis grasse avec ses fils nombreux, Est aujourd’hui maigre et muette, et elle pense À ces temps radieux où elle fut honorée Par ses poètes, même obscurs et malheureux, À ces temps où elle fut toujours adorée. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 11 septembre 2024
Point de vue sur une lyre rouillée
mardi 16 avril 2019
L'encre et le sang
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l'encre et le sang
Avec le sang qui
sort de nos larges blessures
Nous écrivons
toujours nos odes les plus pures,
Et nos
cicatrices sont nos plus radieux vers.
La poésie, c’est
comme un océan amer
Où nous errons
avec désespoir et courage.
Sur les écueils
lisant ce sombre mot : « naufrage ! »,
Nous voyons les
lyres rouillées jetées au fond
Et les crânes
cassés qu’éloignent les typhons
Et qu’un obscur
et vain animal marin foule.
Cette mer est
faire de notre sang qui coule,
Et nous nous
promenons dans notre propre esprit
Qui saigne sans
repos et que rien ne guérit,
Emportés par les
vents, emportés par les ondes !
La poésie, c’est
la plaie ouverte du monde !
Nos syllabes
malades à nos mètres maudits
Chantent un
lugubre chant, et l’hémistiche dit
Quelque chose de
noir à la petite rime
Que de son poids
fatal elle écrase et opprime !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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