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hémorragie
Chaque nuit, je
compte les cicatrices
De mon corps
blessé par tous les caprices
De la Vie, femme
brune aux hauts talons
Aimant les
supplices sanglants et longs,
Superbe et
monstrueuse créature
Qui connaît les
plaisirs de la torture
Et ne forme qu’un
seul être avec moi !
Elle me dit :
« le vrai bourreau, c’est toi »
En plongeant, l’expression
toujours sereine,
Sa dague
ensanglantée dans mes veines
Et en criant
maintes obscénités,
Puissante et
railleuse divinité !
La Vie, chaque
fois qu’elle s’ennuie,
Répand notre
sang comme de la pluie
Dans les plaines
et au-dessus des monts,
Et il va comme
les rivières vont
En abreuvant la
terre et les bêtes
Et en hurlant
comme les tempêtes
Qui secouent
cette lamentable mer
Faite du
souvenir de nos êtres chers,
De nos soupirs
et de nos prières
Et de nos
espérances altières !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 26 février 2019
Hémorragie
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