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le Câlin patient
J’attendrai ton
étreinte
Comme une
étreinte de l’air
Qui chante et se
lamente,
Quand vient l’éternel
hiver.
Ce sera un corps
à corps
Avec l’infini
abîme,
Avec le néant
plus fort
Que les remparts
et les cimes,
Ce sera une tasse
De nectar et de
poison,
Qui guérit mon
âme lasse
Et fait perdre
la raison !
Ainsi qu’un
spectre, la nuit,
Tu viens dans
mon lit vide,
Comme tes yeux
tu reluis
Devant mon
esprit livide,
Et dans mes
bras, ma chère,
Je prends,
ennemi du jour,
Mes rêves et ta
poussière
Et les souvenirs
de l’amour,
Et j’attends
jusqu’à la fin
Que dans mon
sommeil tu viennes,
Subtile comme un
parfum
Et une senteur
ancienne.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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mercredi 11 mars 2020
Le câlin patient
mercredi 4 décembre 2019
Le patient fané
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le patient fané
Comme
une fleur qui a cessé de s’épanouir,
Que
la main de la nuit ferme telle une porte,
Le
patient lentement s’éteint, et semble fuir
Vers
les bois ténébreux emplis de feuilles mortes ;
La
Mort l’emportera bientôt, oiseau et mer,
Sur
son aile farouche et dans sa farouche onde,
Et
a la bouche il a le goût deux fois amer
Des
vastes firmaments et des douleurs profondes.
Son
lit est un linceul, et bien qu’il soit vivant,
Les
vers phosphorescents déjà le tourmentent,
De
dévorer sa chair et son âme rêvant
Comme
un amant rêve du baiser d’une amante,
La
fièvre est si forte qu’elle semble un grand feu
Qui
embrase son corps et son esprit malade
Où
la sueur ruisselle en ressemblant un peu
À
une étincelle brillante et maussade,
Par
moments, cependant, un grand froid hivernal
Lui
pénètre le sang ainsi qu’une lame,
Et
la faux du Trépas qui a le mot final
Jusqu’au
fond de son cœur logée, blesse son âme,
Il
sait qu’il va mourir, ce soir ou bien demain,
Qu’importe ?
C’est là sa seule certitude,
Et
ne fait plus déjà partie des êtres humains
Qui
resteront vivants comme d’habitude.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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