mercredi 11 mars 2020

Le câlin patient

le Câlin patient

J’attendrai ton étreinte
Comme une étreinte de l’air
Qui chante et se lamente,
Quand vient l’éternel hiver.

Ce sera un corps à corps
Avec l’infini abîme,
Avec le néant plus fort
Que les remparts et les cimes,

Ce sera une tasse
De nectar et de poison,
Qui guérit mon âme lasse
Et fait perdre la raison !

Ainsi qu’un spectre, la nuit,
Tu viens dans mon lit vide,
Comme tes yeux tu reluis
Devant mon esprit livide,

Et dans mes bras, ma chère,
Je prends, ennemi du jour,
Mes rêves et ta poussière
Et les souvenirs de l’amour,

Et j’attends jusqu’à la fin
Que dans mon sommeil tu viennes,
Subtile comme un parfum
Et une senteur ancienne.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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