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le Câlin patient
J’attendrai ton
étreinte
Comme une
étreinte de l’air
Qui chante et se
lamente,
Quand vient l’éternel
hiver.
Ce sera un corps
à corps
Avec l’infini
abîme,
Avec le néant
plus fort
Que les remparts
et les cimes,
Ce sera une tasse
De nectar et de
poison,
Qui guérit mon
âme lasse
Et fait perdre
la raison !
Ainsi qu’un
spectre, la nuit,
Tu viens dans
mon lit vide,
Comme tes yeux
tu reluis
Devant mon
esprit livide,
Et dans mes
bras, ma chère,
Je prends,
ennemi du jour,
Mes rêves et ta
poussière
Et les souvenirs
de l’amour,
Et j’attends
jusqu’à la fin
Que dans mon
sommeil tu viennes,
Subtile comme un
parfum
Et une senteur
ancienne.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 11 mars 2020
Le câlin patient
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