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Le sommeil de Houdhayfah ibn al-yaman Celui qui obéit au Prophète obéit à Dieu. Nous ne t’avons pas envoyé pour être le gardien de ceux qui se détournent de la foi. (Coran, 4, 80) Houdhayfah dit : « La nuit des Partis, nous étions Avec le Prophète, moi et des compagnons. Le vent soufflait et il faisait froid. Le Prophète Nous répéta trois fois sur ces entrefaites : “Qui ira espionner notre ennemi pour moi ? Au jour du Jugement dernier, grâce à sa foi, Il m’accompagnera.” Le froid et l’habitude Qu’un de nous réponde, et de plus la lassitude, Rendirent tous ceux qui étaient là silencieux. À la troisième fois, le messager de Dieu Me dit : “Ô Houdhayfah, lève-toi et espionne L’ennemi pour nous. Sois discret et ne lui donne Aucune inquiétude.” Je ne pus dire non : Le Prophète m’avait appelé par mon nom. Je me lève donc, et ô divin prodige ! Nul vent ne m’attend et aucun froid ne m’afflige, Et je marche comme dans un bain de vapeur. Abou Soufiane est là, et je le vois sans peur Se réchauffer auprès d’un feu. Je me prépare Et je bande mon arc et rien ne m’effare, Car je veux le tuer. Soudain je me souviens De l’ordre du Prophète, et je me retiens. Dans la même chaleur prodigieuse je marche Et je reviens dire au Prophète ce qu’il cherche À savoir. Aussitôt mon devoir accompli, J’ai de nouveau froid et de nouveau je pâlis. Le Prophète me donne alors une tunique Qu’il porte pour prier – présent beau et unique ! – Je dors jusqu’au matin. Il vient avec douceur |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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jeudi 12 août 2021
Le sommeil de Houdhayfah ibn al-Yaman
mardi 12 mars 2019
À des anges partis trop tôt
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à des anges partis trop tôt
Douze bébés ont péri dans le service de néonatalité
de l’hôpital la Rabta, en Tunisie, vraisemblablement à cause d’une erreur
humaine. Ce poème est dédié à leur douce mémoire. Que les responsables de ce
forfait soient punis !
Pauvres petits !
dans les cieux infinis,
Vous avez ouvert
vos petites ailes
Pour vous
envoler, radieux et bénis,
Et comme vos
vies, vos courtes vies, frêles !
Vous avez donc
quitté ce monde hideux,
Et la Mort a
pleuré en voyant ses victimes,
Ces doux enfants,
elle a eu pitié d’eux,
Et sa faux a
tremblé avant son crime !
Elle a vu ces
blancs et menus linceuls
Sous lesquels
ils respiraient à peine
Avant que de
mourir dans l’ombre seuls,
A cause de la
bêtise humaine !
Douze petits,
douze petits ! Hélas !
Comme il n’y a
point de cercueils à leur taille,
On les a rendus
à leurs parents las
Dans des
cartons, déchets que l’on raille,
Au crime
ajoutant l’humiliation
Et au meurtre
ajoutant le blasphème,
Pour les parents
aussi sans compassion
Comme pour leurs
enfants que tout aime :
L’aurore, le
vent, le ciel, le soleil,
L’hiver, le
printemps, l’été et l’automne,
Qui ont sombré
dans l’éternel sommeil
Et qu’a dévorés
la nuit monotone !
Vous avez ravi
comme des voleurs
Ces rayons au
ciel, ces fleurs à la vie !
Malheur à vous,
malheur, malheur, malheur !
Et que toute
joie vous soit ravie !
Soyez flétris,
sinistres criminels !
Maudits, que le
gouffre vous emporte
Comme le vent emporte
jusqu’au ciel
Les grains de
poussière et les branches mortes !
Et vous, mes
doux petits, soyez bénis
Et allez comme
un encens que l’on brûle
Jusqu’aux
sommets du ciel, tous réunis,
Loin de la
tempête et du crépuscule !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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