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dévorés par l'invisible
L’Invisible nous
dévaste et nous brûle
Comme un feu
dans nos esprits allumé,
Et il n’y laisse
qu’un crépuscule
Du tombeau de la
nuit exhumé.
Nous recherchons
toujours quelque chose
Qui n’est ni sur
terre ni dans le ciel,
Comme on
chercherait une pâle rose
Sans parfum, dans
les bois existentiels,
Comme on
chercherait un soleil que voile
L’hiver immense,
sans début ni fin,
Comme on
chercherait l’expirante étoile
Montrant au
monde ses rayons défunts !
L’Invisible
affamé nous dévore,
Ce lion immense
qui ne rugit pas !
Il mange nos
nuits et nos aurores
Et dessine avec
son vaste compas
Le cercle
éternel où tout s’agite
Et où tout l’univers
perd son chemin ;
L’Invisible au
fond du gouffre cogite
Et raille les
prétentions des humains
Ces vaisseaux
qui vont dans la tempête
Et qui prennent
les écueils pour des ports,
Quand dans sa
sombre ironie complète
Il souffle sur
eux comme un vent très fort.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mardi 4 février 2020
Dévorés par l'Invisible
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
22:23
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jeudi 6 avril 2017
La Dévoration de Diomède
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LA dévoration de diomède
Gustave Moreau, Diomède
dévoré par ses chevaux (1865)
Diomède
de Thrace, monstre abhorré
Dont
les hôtes sont morts dans les chaînes,
Vaincu
par Héraclès, est dévoré
Par
ses juments nourries de chair humaine.
Elles
mangent leur maître tout sanglant
Comme
dans les montagnes un peu d’herbe,
Qui
avec des gestes vains et violents
Lutte
contre ses bêtes superbes,
Courroucée,
dont les museaux sont fumants
Comme
une terrible et profonde forge
Et
comme une mer d’hiver écumants
Tandis
qu’elles lui mordent la gorge
Les
bras, les pieds et l’impassible cœur,
Pareilles
aux lubriques Ménades
Qui
déchirèrent Orphée avec fureur,
Le
sein empli de son amour malade !
Comme
l’orage ennemi des flambeaux
Démantèle
les errantes voiles,
Elles
répandent ses rouges lambeaux
Jetés
partout, ainsi que les étoiles.
Prenez
garde, mortels qui frémissez
De
cette horrible et sanglante histoire,
Aux
sombres bêtes que vous nourrissez
Et
qui vous mangeront dans la nuit noire.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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