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dévorés par l'invisible
L’Invisible nous
dévaste et nous brûle
Comme un feu
dans nos esprits allumé,
Et il n’y laisse
qu’un crépuscule
Du tombeau de la
nuit exhumé.
Nous recherchons
toujours quelque chose
Qui n’est ni sur
terre ni dans le ciel,
Comme on
chercherait une pâle rose
Sans parfum, dans
les bois existentiels,
Comme on
chercherait un soleil que voile
L’hiver immense,
sans début ni fin,
Comme on
chercherait l’expirante étoile
Montrant au
monde ses rayons défunts !
L’Invisible
affamé nous dévore,
Ce lion immense
qui ne rugit pas !
Il mange nos
nuits et nos aurores
Et dessine avec
son vaste compas
Le cercle
éternel où tout s’agite
Et où tout l’univers
perd son chemin ;
L’Invisible au
fond du gouffre cogite
Et raille les
prétentions des humains
Ces vaisseaux
qui vont dans la tempête
Et qui prennent
les écueils pour des ports,
Quand dans sa
sombre ironie complète
Il souffle sur
eux comme un vent très fort.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 4 février 2020
Dévorés par l'Invisible
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