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voir les épaves
On voit, aux
bureaux de tabac,
Le soir ou le
matin, qu’importe !
Se reposer les
cohortes
Des guerriers
las du combat.
Ils sont seuls.
Cela fait longtemps
Qu’ils ont cassé
leurs grandes lances,
Ils aiment leur
nonchalance
Et personne ne
les attend ;
Ils parlent
beaucoup et sont seuls,
Dans leurs
petits verres se noient,
Ils n’ont pas d’amis,
mais tutoient
Tous ceux dont
ils sont les aïeuls.
Bien que tous
connaissent leurs noms,
Personne ne
connaît leurs vies,
Le jeune d’être
eux a envie
Mais la jeunesse
lui dit non ;
Et pourtant, ils
sont jetés là
Comme d’anciennes
épaves,
Et ce ne sont point
des braves
Mais des hommes
tristes et las !
Quelques êtres
qui leur sont chers
Une fois par
mois les appellent,
Et ils rentrent
chez eux sans zèle
Pour manger les
pâtes d’hier.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 20 mars 2020
Voir les épaves
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