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vendredi 20 août 2021

La faim

La faim

Alors vous serez interrogés au sujet des plaisirs de ce monde. (Coran, 102, 8)

Le Prophète sort, un jour ou une nuit,
Et voit Aboubaker et Omar comme lui
Dehors. « Qui vous a fait sortir de vos demeures,
Demande-t-il aux deux compagnons, à cette heure ? »
Ils répondent : « La faim, ô messager de Dieu ! »
Le Prophète alors dit, miséricordieux :
« Par Celui qui est le Maître de mon âme !
Ce qui vous a fait sortir moi aussi m’affame.
Suivez-moi. » Et ils le suivent tous les deux.
Le Prophète, que Dieu guide, va avec eux
Frapper à la porte d’un des Ansarites.
Sa femme les voit et chez elle les invite :
« Soyez les bienvenus, leur dit-elle, tous trois. »
Le Prophète alors lui demande sans émois :
« Où est donc ton époux ? » « Il nous cherche à boire »,
Répond-elle. En ce moment de l’histoire,
L’Ansarite arrive et s’écrie : « Dieu soit loué !
J’ai les meilleurs hôtes. » Cet homme dévoué
Court leur apporter des dattes. Le Prophète,
Lui dit : « N’égorge pas celle qui allaite »,
L’ayant vu prendre un couteau bien aiguisé.
Il va chercher un autre animal. Reposés,
Le Prophète et ses deux compagnons mangent et boivent.
Le Prophète leur dit sur ce qu’ils reçoivent :
« Par Dieu, le Maître de mon âme ! Vous serez,
Au jour du Jugement dernier – vous le verrez –
Interrogés sur ce bienfait de Dieu : vous êtes
Sortis affamés, et ainsi il vous traite. »
 

Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 25 juillet 2021

Le puits

Le puits

L’Éternel a écrit : Je donnerai la victoire à mes envoyés. L’Éternel possède la force et la puissance. (Coran, 58, 21)

Le Prophète eut une vision. Il dit : « Je suis
En train de puiser, en un plateau, l’eau d’un puits.
Je vois Aboubaker et Omar qui viennent.
Aboubaker remplit un seau ou deux, et peine
Parfois à le faire (son califat est court,
Mais il demeurera fort et croyant toujours).
Omar prend le seau, qui dans sa main se transforme
En un récipient plus grand. Adroit et ferme,
Il puise l’eau avec des mouvements si forts
Que nul ne peut faire ce qu’il fait ; il en sort
Tant d’eau, que bientôt une oasis se forme
Qui accueille les gens et qui est énorme. »
(C’est là le symbole du califat d’Omar,
Prospère et long, empli de gloire et d’étendards).


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 1 juillet 2021

La prière d’Aboubaker

 LA prière d'aboubaker

Ils tombent sur leurs faces, ils pleurent, et leur soumission ne fait que s’accroître en lisant le Coran. (Coran, 17, 109)

Le Prophète est malade et dit : « Qu’Aboubaker
Préside la prière. » (Il lui était si cher)
C’est alors qu’Aïcha, sa très pieuse épouse,
Sans qu’elle ne soit de cet honneur jalouse,
Lui dit : « Tu sais pourtant, ô messager de Dieu,
Qu’il est un homme qui a les larmes aux yeux
Chaque fois qu’il lit le Coran. S’il te remplace,
On n’entendra pas sa voix éplorée et basse. »
Le Prophète répète : « Aboubaker doit
Présider la prière, et qu’ainsi il en soit.
Je vois que toi et les autres vous êtes comme
Les femmes qui ont cru que Joseph est leur homme
Et qui lui ont caché leurs desseins. » Ce jour-là,
Le Prophète a été fort fâché et fort las,
Et Aboubaker a présidé la prière.
Aïcha n’a pas voulu que ce fût son père
Qui le fit, et elle a expliqué pourquoi :
« Voici, a-t-elle dit, l’objet de mon émoi :
Je craignais qu’on trouvât de mauvais augure
Un homme (bien qu’il ait la foi et l’âme pure)
Qui vient remplacer le Prophète, après sa mort,
Et Aboubaker ne mérite pas ce sort. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 24 juin 2021

La religion complète

 LA religion complète

Faites la prière ; donnez l’aumône ; courbez-vous avec mes adorateurs. (Coran, 2, 43)

Le Prophète était mort. Pour que la foi restât,
Il fallait combattre maintenant les apostats
Qui montraient chaque jour leurs ignobles griffes,
Pensait Aboubaker, désormais le Calife.
Omar s’y opposa, toutefois. « Comment !
S’écria-t-il, tu vas au combat seulement
Car ils n’ont pas donné l’aumône obligatoire,
Et à leur faire la guerre tu te prépares !
Or le Prophète a dit : “Je livre le combat
(Tel est l’ordre de Dieu) aux hommes ici-bas,
Jusqu’à ce qu’ils disent – vérité ou fable –
Qu’il n’y a point d’autre dieu que le Dieu véritable,
Et ils ne seront pas par moi affligés ;
Leur sang ainsi que leurs biens seront protégés,
Sauf si Dieu permet, pour un crime, de les prendre,
Et il les jugera.” » Ne voulant rien entendre,
Aboubaker à son tour s’écria : « Par Dieu !
Je combattrai tous ceux qui prétendent être pieux
Mais font la prière et ne font pas l’aumône !
Il faut que celui qui a de l’argent la donne.
Par Dieu ! Je combattrais si on me refusait
Une chèvre ou une corde qu’on méprisait
Et qu’on donnait jadis, dans sa vie, au Prophète ! »
Omar dit : « La guerre donc allait être faite,
Je sus, tant il était ce jour-là irrité,
Qu’à Aboubaker Dieu montra la vérité. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 12 juin 2021

Sur le mont Ouhoud

 sur le mont ouhoud

La terre sera resplendissante de la lumière du Tout-Puissant. On apportera le Livre. Les prophètes et les témoins s’avanceront. La vérité présidera au jugement des hommes. Aucun d’eux ne sera trompé. (Coran, 39, 69)

Le Prophète monta avec Aboubaker,
Omar et Othman, qui tous lui étaient si chers,
Au sommet d’Ouhoud. Et la montagne altière
Trembla de les avoir sur son dos de pierre.
Le Prophète lui dit : « Reste ferme car
Tu portes deux martyrs (Othman avec Omar),
Un prophète, ainsi qu’un homme véridique. »
La montagne obéit et redevint stoïque.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 11 juin 2021

La querelle d’Aboubaker et d’Omar (que Dieu les agrée)

 la querelle d'aboubaker et d'omar (que dieu les agrée)

Et il sera sans doute satisfait dans l’au-delà. (Coran, 92, 21)

Aboubaker avec Omar se querella,
Et Omar était en colère et s’en alla ;
Sa colère était, ce jour-là, si forte,
Qu’il ferma, sans vouloir entendre, sa porte
Devant Aboubaker, qui lui donnant raison,
Le suivit en s’excusant jusqu’à sa maison.
Le cœur plein de remords, il va chez le Prophète,
Et il lui dit, baissant devant lui la tête :
« Avec ibn Al-Khattab je me suis querellé,
Jusqu’à chez lui en le suivant je suis allé
Pour qu’il me pardonne, mais dans sa colère,
Il a été sourd à toutes mes prières. »
« Dieu te pardonne », dit le Prophète trois fois.
Comme le cœur d’Omar est aussi plein de foi,
Assailli de remords de ne pas entendre
Son ami, chez lui il décide de se rendre ;
Ne le trouvant pas, il va au Prophète, et voit
La colère sur son visage et dans sa voix.
Aboubaker s’écrie : « Ô Prophète ! sache
Que c’est de ma faute, et de m’excuser tâche,
Car c’est moi qui suis à blâmer d’entre nous ! »
Et devant le Prophète il se met à genoux
Et répète deux fois ce qu’il vient de dire.
Le Prophète répond : « Il doit vous suffire
De savoir que quand Dieu à vous m’a envoyé,
Vous m’avez démenti, mais lui que vous voyez,
Aboubaker, a dit : ce n’est point un mensonge !
Il m’a soutenu d’un soutien qui se prolonge
Avec sa vie et son argent ; il a volé
À mon secours maintes fois, et m’a consolé.
Allez-vous donc laisser mon ami tranquille ? »
Il répéta deux fois cette question, mille
Pour ceux qui étaient là. Au Prophète si cher,
On n’eut plus de querelle avec Aboubaker.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 10 juin 2021

Ce qui a vieilli le Prophète

 ce qui a vieilli le prophète

Si nous eussions fait descendre le Coran sur une montagne, sentant la crainte de Dieu, elle se serait fendue, et eût abaissé son sommet respectueux. Nous proposons ces exemples aux hommes, afin qu’ils y réfléchissent. (Coran, 59, 21)

Aboubaker dit au Prophète : « Tu vieillis,
Ô messager de Dieu ! Et je suis bien surpris
De voir quelques cheveux blancs déjà sur ta tête. »
« Oui, ce qui m’a vieilli, répond le Prophète,
C’est d’avoir lu ces sourates du Coran :
Houd, le Jugement qui viendra, les vents courants,
Leurs Questions et quand le soleil sera sombre. »
Ce qui a empli le cœur du Prophète d’ombre,
C’étaient les descriptions du Jugement dernier,
Le trépas des nations qui ont jadis nié
La vérité, l’Enfer aux flammes éternelles,
Et aimant sa nation, il tremblait pour elle.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 6 juin 2021

Quatre bonnes actions

 quatre bonnes actions

Ceux qui auront cru et pratiqué le bien, certes nous ne ferons pas périr la récompense de celui qui a agi le mieux. (Coran, 18, 30)

Le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui)
Demande aux compagnons : « Qui jeûne aujourd’hui ? »
Aboubaker alors répond : « Moi, Prophète »,
Le premier compagnon à la piété parfaite.
« Qui dans un cortège funèbre a pu marcher ? »
Aboubaker répond : « Moi ». « Qui alla chercher
Afin de le nourrir, quelqu’un de misérable ? »
Aboubaker répond : « Moi », toujours charitable.
« Qui a visité un malade aujourd’hui ? » « Moi »,
Répond Aboubaker encore une fois.
Le Prophète alors dit : « Celui qui fait toutes
Ses actions ensemble est au Paradis sans doute. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 29 mai 2021

La corde et la nuée

 la corde et la nuée

Celui qui a livré son cœur à la foi et à la vertu, a saisi une colonne inébranlable. Il est appuyé sur Dieu, le terme de toutes choses. (Coran, 31, 22)

Un homme vient conter sa vision au Prophète :
« Dans mon sommeil, dit-il, au-dessus de ma tête,
D’une nuée gouttaient du beurre et du miel.
Une longue corde reliait la terre au ciel,
Tu y grimpas, Prophète, et tu fus au sommet.
Un autre homme te suit, puis un deuxième, mais
La corde se rompt pour le troisième homme
Qui parvient, à la fin, à te suivre comme
Les deux autres l’ont fait. » Alors Aboubaker
S’écrie : « Ô Prophète qui m’est plus que tout cher !
Par le Seigneur, permets que je l’interprète,
Cette vision. » « Fais-le », répond le Prophète.
Aboubaker dit : « La nuée, c’est la vraie foi ;
Le beurre et le miel, le Coran, suivant les fois
Où il est lu, peu ou beaucoup, et ses délices.
Quant à la corde, elle est la loi sans artifices
Et la vérité que t’a révélée Dieu
Et qui te fait monter jusqu’au sommet des cieux,
Celle que le premier homme et le deuxième
Suivent, et que va aussi suivre le troisième :
Il est éprouvé, mais il obtient le martyr.
Prophète bien-aimé, voudras-tu consentir
À mon explication ? » « Une partie va être
Vraie ; l’autre ne l’est pas. » « Par Dieu notre Maître,
S’écrie Aboubaker, montre-moi mon erreur ! »
« Ne jure pas ! », répond le Prophète, songeur.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène