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Ariane au rivage
Ariane, sombres
étaient vos douleurs
Devant cette mer
faite de vos pleurs
Dont chaque flot
raillait votre détresse
Comme si vous
étiez sa maîtresse
Et non celle du
roi au cœur cruel
Qui vous laissa
ainsi, sous le grand ciel.
Debout sur le
ténébreux rivage,
Vous cherchiez
le vaisseau et le visage
De celui qui vous
a trahie, hélas !
Les yeux fermés,
le cœur triste et las,
Vous respiriez
le parfum immense
De la mer sans
fin et sans clémence,
Et vos pieds
roses, frêles et petits,
Par le sable
étaient tout appesantis
Comme s’il
contenait, ma douce reine,
D’invisibles et
de lourdes chaînes !
Vos yeux s’ouvraient
avec désarroi :
La mer et le
rivage et point de roi,
Les flots et la
grève incommensurables
Qui raillaient
une reine misérable !
Et tant vous
gémissiez comme il gémit,
Vous croyiez
être l’océan ennemi.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 10 janvier 2019
Ariane au rivage
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