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Le moulin
Rembrandt van Rijn, Le Moulin (1650)
Seul à cette heure aurorale,
Un moulin contemple le ciel
Sur son grand rocher éternel
Dans une paix sépulcrale,
Les pêcheurs et les blanchisseuses,
Comme tous les jours laborieux,
S’en vont sous le ciel mystérieux
Dans la brise paresseuse,
Tandis que le vent caresse
Ses ailes aux mouvements inquiétants,
Impassibles comme le temps
Rappelant l’heure vainqueresse
A ceux qui vont et reviennent,
Aiguilles aux battements lents et sûrs
De la pendule de l’azur
Comme l’univers ancienne !
Le moulin, sage et funèbre,
Semble leur dire, sans les voir,
A ceux qui reviennent le soir
En marchant dans les ténèbres :
Vos vies, comme les aurores,
Sont éphémères, vains humains,
Et sur vos hasardeux chemins
Moi je resterai encore.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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samedi 15 octobre 2016
Le Moulin
vendredi 14 octobre 2016
L'Aveuglement de Samson
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L'aveuglement de samson
Rembrandt van Rijn, L'Aveuglement de Samson (1636)
Dalila sourit, sombre traîtresse,
En tenant comme un sceptre les tresses
De Samson qui voit son dernier soleil,
Vaincu par l’amour et par le sommeil.
Armés de leurs dagues et de leurs lances,
Les Philistins s’acharnent avec violence
Sur cet homme vaincu qui leur fait peur
Malgré les fers dont, pendant sa torpeur,
Il l’ont accablé comme une bête,
Lié comme on lierait une tempête
Avec les sombres cordes du destin,
Hyènes autour de leur putride festin
Enivrées de leur lâche victoire !
La prostituée, restée dans l’Histoire,
Est plus terrible que ces criminels :
Se délectant de son crime éternel,
Elle contemple, comme dans un rêve,
Les rayons quitter ces yeux qu’on crève,
Et où il va faire nuit pour toujours !
Ce qui l’a aveuglé, c’est son amour !
Ses ciseaux sont ses lances et ses dagues,
Armée de ses parfums et de ses bagues,
Elle sait tuer ses ennemis domptés
Par le poison fatal de la volupté.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 13 octobre 2016
La solitude du philosophe
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la solitude du philosophe
Rembrandt van Rijn, Philosophe en méditation (1632)
Tandis que sa servante fidèle
Attise son pâle feu qui se meurt,
Le philosophe, ennemi des dormeurs,
Laisse errer sa pensée munie d’ailes
Dans le firmament sombre du monde,
Encre de son esprit toujours rêveur,
Qui monte, subtil comme une saveur,
Jusqu’aux régions célestes et profondes.
Il songe aux hommes et à leurs chimères,
A l’énigme éternelle de la mort,
Et à tout ce qui erre loin du port
Emporté par les ondes amères ;
Un rayon d’or éclaire sa retraite,
Il est dans le jour, tout est dans la nuit,
Loin de sa fenêtre rien ne reluit
Et le soleil pour l’éclairer s’arrête
Devant sa vénérable demeure !
Son escalier, qu’il ne veut pas gravir,
Conduit au monde rempli de soupirs
Dont il ignore le jour et l’heure,
Car ce sage abhorre la nuit et l’ombre
Des mortels toujours tumultueux ;
Dans son rêve calme et majestueux
Il vit loin des hommes tristes et sombres.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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21:35
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