|
la mort de Khoubeïb Tel autre s’est vendu soi-même pour faire une action agréable à Dieu. Dieu est plein de bonté pour ses serviteurs. (Coran, 2, 207) Le Prophète envoya dix puissants éclaireurs Pour être de l’islam les nobles instructeurs, Et il nomma Assem Ben Thabet à leur tête. Ils partirent sans peur. Rien en effet n’arrête L’homme qui a la foi, par elle triomphant. Ils étaient quelque part entre Mecque et Asfan, La tribu des Banu Lahyan, de colère ivre, Envoya deux cents de ses archers pour les suivre – Pour suivre dix hommes ! – cette horde d’archers Partout autour d’elle se mit à les chercher. Elle trouva enfin dans une demeure Des noyaux de dattes. On s’écria : « C’est l’heure De notre vengeance qui a enfin sonné ! Ce sont les dattes de Yathreb, on les connaît ! » Et ils continuèrent à suivre leurs traces Et se trouvèrent avec les dix face à face. En haut d’un monticule ils s’étaient réfugiés. Les archers leur dirent : « Rendez-vous. Vous voyez Que vous n’êtes que dix et qu’on est deux cents hommes. Nous vous donnons notre parole, et nous sommes Par Allat ! gens d’honneur, que si vous vous rendez Nous ne vous tuerons point. » « Frères, vous entendez Les vaines promesses de ces infidèles ? S’écria Assem. Je vais combattre avec zèle ! Dieu, dis au Prophète tout ce que je ferai, Car pour ma religion, Allah, je périrai. » Les dix descendirent, car ils voulaient combattre. Les archers de trois hommes devinrent maîtres Et en tuèrent sept, parmi lesquels l’émir Qui tua quelques-uns avant que de périr. Les vainqueurs lièrent sans miséricorde Leurs trois captifs avec les robustes cordes De leurs arcs, et Khoubeïb Ben Adiy fut vendu Aux fils d’Hareth, l’homme qui avait défendu À Badr, où Khoubeïb le tua, les impies. Or il fallait, avant de lui prendre la vie, Qu’on lui rasât les poils du ventre. On emprunta Une esclave à cette fin, et Khoubeïb resta Souriant et serein, voulant mourir digne. Alors qu’à Mecque il n’y avait point de vignes, Cette femme le vit, dans ses fers, à la main Gros comme la tête d’un homme, des raisins. Un jour elle oublia à la maison la lame Et un enfant la prit, alors la même femme Le vit jouer près de Khoubeïb, sur son genou. Elle fut terrifiée. Mais Khoubeïb lui dit : « Nous Ne tuerons jamais les enfants. Va, petit, joue. Allah est mon seul dieu, que j’adore et je loue. » Quand le jour fatal vint, il était sans effroi. On décida de le clouer sur une croix Afin que sa mort fût douloureuse et lente. Avant qu’il n’allât à sa fin violente, Khoubeïb dit aux impies : « Laissez-moi prier. » On ne laissa prier. À ses meurtriers Il dit : « Sachez que j’ai écourté ma prière. J’ai choisi de prier de cette manière Pour que vous ne disiez jamais : Khoubeïb a peur. Maintenant, tuez-moi, je vais à mon Seigneur. » Quand on lui demanda, sur la croix sans angoisse : « Veux-tu que Mahomet soit à ta place ? » Il répondit : « Non ! Je préfère être tué À voir une écharde rentrer dans son pied ! Allah, je meurs pour toi et pour ton Prophète, Venge-moi, fais tomber le malheur sur leurs têtes ! » Alors on se coucha pour détourner le sort, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
lundi 7 décembre 2020
La mort de Khoubeïb
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: