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Les centaures flottants
Nos rêves,
Centaures étranges,
Flottent souvent
dans l’air radieux,
Couverts d’or
comme de fange,
Aussi énormes
que les cieux,
Ils agitent
leurs lourdes ailes
Dans le firmament
infini
Et en font
tomber avec zèle
Des poussières
de fer jauni,
Ils hennissent
dans le ciel bleu
Avec un bruit de
tonnerre,
À la fois souriants
et houleux,
À la fois calmes
et sanguinaires,
Ils sont armés
de leurs lances
Transparentes,
assaillant en vain
Notre vie avec
violence,
Brûlées par le
feu du matin,
Ils décochent toutes
leurs flèches
Sur la dure réalité,
Barbares aux
gorges sèches
Chantant leur
immortalité,
Alors qu’elles
sont aussi frêles
Que l’aurore et
que le printemps,
Ces apparitions
rebelles
Qu’on voit au firmament
flottant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 26 avril 2020
Les Centaures flottants
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