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le berceau de la tristesse
La Tristesse est née un jour de pluie
Au fond d’un bois immense et ténébreux
En pleurant des larmes que nul n’essuie
Et qui tombaient des nuages nombreux.
Fille unique de l’Esprit et du monde,
Elle poussait, seule, de sombres cris,
Emportée par le vent et par l’onde
Jusqu’au rivage de la voir surpris ;
Personne n’entendait la pauvre fille
Qui se lamentait sous un tronc cassé,
Née comme elle vivra, sans famille,
Et le cœur jeune mais déjà lassé,
Au matin, elle était plus seule encore
Et toute la création la fuyait,
L’immortelle et radieuse Aurore
D’éclairer son visage s’ennuyait,
L’oiseau joyeux semblait chanter loin d’elle
Et la fleur loin d’elle s’épanouissait,
Tout ce qui a un pétale ou une aile,
Sans qu’elle ne comprît la maudissait,
N’allant loin de son berceau que pour boire,
Elle contemplait le ciel vide et bleu
Et attendait la douce nuit noire
Pour cacher son pauvre corps scrofuleux.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 9 février 2020
Le berceau de la Tristesse
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