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la délicatesse ultime
La Vie nous rend faibles et chenus,
Pareils aux grands arbres chauves,
Et rien ici-bas ne nous sauve
De l’étreinte de l’Inconnu ;
Elle nous fait toujours marcher
Dans des routes éternelles,
Ténébreuses et fraternelles
Et qui ont l’air de nous chercher,
Elle nous montre le néant
À chaque pas, à chaque étape,
Emplis d’espoirs comme des trappes
De spectres d’animaux géants,
Elle met sur nous des fardeaux
Qui accablent le corps et l’âme
Et puissante comme une flamme,
Nous casse l’esprit et le dos,
Elle nous fait perdre nos cheveux
Nos dents, ainsi que nos chimères,
Et comme des potions amères
Nous fait boire l’ombre et les vœux ;
La Vie, malgré sa cruauté,
A eu la courtoisie bénie
De ne jamais être infinie,
Et c’est là toute sa bonté.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 6 février 2020
La délicatesse ultime
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