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L'absurde escroc
À ce que nous faisons, à ce que nous
sommes,
À notre joie d’être dans le monde des
hommes,
À nos convictions ainsi qu’à nos
erreurs,
L’Absurde vient voler le sens avec
fureur.
Aigle du néant, il prend dans ses
grandes serres
Les affections les plus pures et
sincères,
Ceux qui nous sont chers et ceux qui ne
le sont pas.
De rire de notre condition jamais las,
Il nous montre avec un grand sourire
intime
Notre déréliction ainsi que notre abîme,
De pesantes portes qui n’ont pas de
maisons,
L’inanité de la vie et de la raison,
La nullité de tout, et que l’existence
Est une punition, non une récompense ;
Il nous fait errer dans d’insondables
chemins,
Il raille toutes les vanités des humains
Et tout ce qui fait croire à notre
pauvre race
Qu’elle est supérieure aux autres et les
dépasse !
Pendant notre sommeil et lorsque nous
rêvons,
L’Absurde nous vole tout ce que nous
avons,
C’est-à-dire l’espoir, et rit et nous
regarde,
Comme à un voyageur on vole ses hardes
Qui marche dans la nuit, fatigué et tout
nu,
Dans des sentiers errants, sous des
cieux inconnus.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 25 février 2020
L'Absurde escroc
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