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n'importe qui est dangereux
Pour réveiller le monstre qui sommeille
En chacun de nous opiniâtrement,
Dont les yeux sont noirs et l’âme
vermeille,
Il faut peu de chose et un seul moment.
L’homme est un fauve que n’apprivoisent
Ni la contrainte ni la société,
Un mont fier qu’aucun vent ne déboise
Aux bêtes sans nombre et sans satiété,
Il est le fléau de ses semblables,
Des saisons, des plantes, des animaux,
La créature la plus effroyable
Et à l’origine de tous les maux.
La terreur, l’ivresse et la colère
Font tomber le voile fragile et fin
Que l’homme porte quand il veut plaire,
Qui est éphémère comme un parfum,
Comme une femme nue, sa vraie nature
Le charme et lui fait peur à la fois,
Il se regarde avec désinvolture,
Narcisse qui tremble de ce qu’il voit
Et qui avec effroi et courage
Se contemple dans les profonds miroirs,
Toujours surpris de sa propre rage
Et haïssant l’autre comme un devoir.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 1 mars 2020
N’importe qui est dangereux
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