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La goule éphémère
Sirène du
désert, des dunes
Elle sort comme
un noir scorpion
Et comme un
horrible rayon
Qui reluit pour
notre infortune.
C’est une belle
et jeune femme
Dont le sourire,
avec bonté,
Promet maintes
félicités
Qui ravissent le
cœur et l’âme
Au voyageur que
les mirages
Fatiguent, et
qui est assoiffé
Et par le vent
chaud décoiffé,
Sans chemin et
sans courage ;
La nuit, vêtue
de son voile
Et marchant avec
majesté,
Dans notre monde
dévasté
Elle descend des
étoiles,
Et ardente comme
la fièvre
Dit : « Ô
voyageur ! as-tu faim ?
Mange mon corps
aux doux parfums !
As-tu soif ?
Viens boire ma lèvre ! »
Et quand il se
penche sur elle
Pour assouvir
tous ses désirs,
Elle le tue et
va quérir
D’autres extases
cruelles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 12 novembre 2019
La goule éphémère
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