|
L'orphelin nostalgique
Comme une fleur
coupée et sans parfum,
Il a grandi dans
ce monde éphémère,
L’aile cassée,
sans père et sans mère,
Seul avec le
souvenir des deux défunts.
Un chauffard les
a un jour emportés
Comme la tempête
des feuilles mortes,
On est venu
frapper à la porte,
On l’a caressé
et réconforté,
Les uns lui
disaient qu’ils étaient au ciel,
Les autres qu’ils
sont partis en voyage,
Qu’avec
grand-être il fallait être sage
Et qu’ils
étaient maintenant à l’hôtel,
Chacun souriait
et mentait de son mieux,
Et lui, en
voyant tous ces adultes
Et les pompes
mystérieuses du culte,
Il pleurait sans
comprendre les cieux.
« Pourquoi,
avait-il demandé alors,
Papa et maman
sont dans des boîtes ? »
« Il jouent
à cache-cache. » « Elle est étroite !
Sortez ! »
S’écria-t-il devant les morts.
Et aujourd’hui,
il songe encore à eux,
À cette partie
perdue de son être,
Comme dans une
maison sans fenêtres,
Il fait toujours
froid dans son cœur pluvieux.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 24 novembre 2019
L'orphelin nostalgique
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: