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Les sirènes de tout le monde
Chacun entend,
au fond de son âme,
Cette voix qui
le conjure avec flamme
De se jeter dans
l’abîme béant
Peuplé de
monstres abstraits et géants
Et d’immenses
désirs cachés dans l’ombre ;
Dans la vie nous
passons, marins sombres,
Et nous écoutons
ces envoûtements,
Ivres de
bonheurs et d’enchantements
Et prisonniers d’une
toile antique
Emplie de
couleurs et de musiques.
Souvent, pour
consoler nos cœurs amers,
Nous contemplons
les ondes de la mer
En attendant,
moins prudents qu’Ulysse,
Qu’une créature
enfin en surgisse,
Le sourire
radieux, le front doré,
Qu’on adore et
dont on est adoré
Et qui pour nous
sort de la mer maussade.
On attend la
sirène et la naïade
Auprès d’une
rivière ou près d’un flot ;
Notre désir
va-t-il jaillir de l’eau ?
On le veut, on l’ordonne,
on l’espère,
Il aura la
chevelure prospère
Et les yeux
profonds comme des tombeaux,
À la fois doux
et terrifiant et beau.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 23 novembre 2019
Les Sirènes de tout le monde
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