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Chaos symbolique
Mon cœur est
comme une chambre d’étudiant
Ou un
appartement de célibataire,
On y voit des
vases vides et béants
Et des débris de
mets et de rêves par terre.
Le désordre y règne
et tout y est à l’envers,
Rempli de vieux
livres et de linge sale,
La patiente
araignée y écrit des vers,
Comme des
malades les murs y sont pâles,
On y trouve,
dans un grand coffre tout moisi,
Des lettres d’amour
et des sous-vêtements de femmes
Et des avis d’impôt
et des morceaux choisis,
Et on sent, en
entrant, comme des odeurs d’âmes,
La poussière y a
fait tomber tous ses cheveux,
Les pleurs des
occupants laissent des taches noires
Sur les petits
tapis et sur le sol nerveux
Qui se sont
enivrés à force de boire.
Qui a donc
habité mon cœur avant moi ?
D’où vient ce
désordre qu’on voit dans chaque pièce ?
Je suis
plusieurs, sans doute, et mille hommes à la fois
Avec tous leurs
espoirs et toutes leurs tristesses,
Tout un pays d’humains
m’habite et me remplit,
J’ai vu beaucoup
d’entre eux grandir, mourir et naître,
Et il y a un
tombeau, un berceau et un lit,
Et des vies s’en
allant à travers la fenêtre.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 2 septembre 2019
Chaos symbolique
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