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POINT DE VUE SUR le chaos primordial C’est un brouillard épais comme un linceul, Une vapeur incommensurable. Il n’y avait qu’un abîme redoutable Et le monde était triste et était seul. Tout était abstrait, sombre et sauvage, La Nuit, comme une veuve dans les cieux, Couvrait de son voile majestueux La création sans ports ni rivages, Le démon du Désir, calme et fatal, Répandait partout le parfum natal De ses ailes noires et ouvertes, Et la Terre, qui était déserte, Regardait l’Océan vague et profond Qui n’avait pas d’ondes et était sans fond. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mardi 17 décembre 2024
Point de vue sur le Chaos primordial
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 14 novembre 2019
Les mains du Chaos
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les mains du chaos
Le Chaos, grand
abîme
Plus vieux que
la création,
Ténébreux comme
le crime,
Nombreux comme
les nations,
S’épanouit,
terrible rose
Poussant dans l’éternité,
Et contient
toutes les choses
Dans son
immobilité ;
Bête confuse et
énorme
Qui est lion et
qui est ver,
Elle ronge et
déforme
Le tissu de l’univers,
Elle prend notre
monde
Dans ses grandes
mains sans chair
Comme on
prendrait dans l’onde
Un caillou, et
sombre mer
Noie tout ce qui
existe
Dans ses profonds
flots d’airain ;
Rien ici-bas ne
résiste
À cette mer sans
marins.
La Terre à large
poitrine
Craint le chaos
dévorant
Qui est du néant
l’épine,
Et gémit en l’abhorrant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 2 septembre 2019
Chaos symbolique
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Chaos symbolique
Mon cœur est
comme une chambre d’étudiant
Ou un
appartement de célibataire,
On y voit des
vases vides et béants
Et des débris de
mets et de rêves par terre.
Le désordre y règne
et tout y est à l’envers,
Rempli de vieux
livres et de linge sale,
La patiente
araignée y écrit des vers,
Comme des
malades les murs y sont pâles,
On y trouve,
dans un grand coffre tout moisi,
Des lettres d’amour
et des sous-vêtements de femmes
Et des avis d’impôt
et des morceaux choisis,
Et on sent, en
entrant, comme des odeurs d’âmes,
La poussière y a
fait tomber tous ses cheveux,
Les pleurs des
occupants laissent des taches noires
Sur les petits
tapis et sur le sol nerveux
Qui se sont
enivrés à force de boire.
Qui a donc
habité mon cœur avant moi ?
D’où vient ce
désordre qu’on voit dans chaque pièce ?
Je suis
plusieurs, sans doute, et mille hommes à la fois
Avec tous leurs
espoirs et toutes leurs tristesses,
Tout un pays d’humains
m’habite et me remplit,
J’ai vu beaucoup
d’entre eux grandir, mourir et naître,
Et il y a un
tombeau, un berceau et un lit,
Et des vies s’en
allant à travers la fenêtre.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 19 juin 2019
Couleurs chaotiques
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couleurs chaotiques
Le ciel bleu et
sans nuages,
À une mer sans
flots pareil,
Fait briller son
plus beau soleil
Qu’il porte
comme un maquillage ;
La terre est
immense et verte
Et du printemps
est le miroir,
Dans la calme
maison du soir
Fenêtre par l’aurore
ouverte ;
Des petits
oiseaux les ailes
Sont plus
blanches, du ciel épris,
Qu’un livre qu’on
n’a pas écrit
Et qu’on espère
avec zèle ;
Les pommes sont
aussi vermeilles
Que le sang et
que la passion,
Blessures de la
création
Les unes aux
autres pareilles ;
Tu montres ta
noire chevelure
Comme une
mystérieuse nuit,
Sans étoiles,
mais qui reluit
Et illumine la
nature,
Et tout cela
brille et passe
De vertige et de
rayons plein,
Et berce et
assomme sans fin
Nos âmes de nos
corps lasses.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 7 avril 2019
Chaos poétique
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chaos poétique
Quand la Muse me
prend par les cheveux
Et qu’elle dit :
« Maintenant, je te veux ! »,
Penchée sur mon
oreille, dans ma tête
Elle crie aussi
fort que la tempête,
Tourmentant mon
esprit comme la mer !
Je sens dans mon
cerveau les puissants vers
Qui passent,
éclairs, météores, comètes,
Reluisant dans l’immensité
inquiète !
Point de lyre,
mais un sourire fatal
Et un tambour
immense et infernal !
La Crieuse crie
et me tourmente
Et parfois aussi
elle se lamente ;
Se ruant comme
un violent animal
Sur moi, plus
sombre que l’ange du Mal,
Son rire immense
et diabolique
M’emplit de sa
sinistre musique,
Et elle fait
gémir sur le même air
Les violons
brûlés des profonds enfers
Et toutes les
cymbales du Tartare,
Dans mon cœur qu’elle
ravit et effare.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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