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Chaos symbolique
Mon cœur est
comme une chambre d’étudiant
Ou un
appartement de célibataire,
On y voit des
vases vides et béants
Et des débris de
mets et de rêves par terre.
Le désordre y règne
et tout y est à l’envers,
Rempli de vieux
livres et de linge sale,
La patiente
araignée y écrit des vers,
Comme des
malades les murs y sont pâles,
On y trouve,
dans un grand coffre tout moisi,
Des lettres d’amour
et des sous-vêtements de femmes
Et des avis d’impôt
et des morceaux choisis,
Et on sent, en
entrant, comme des odeurs d’âmes,
La poussière y a
fait tomber tous ses cheveux,
Les pleurs des
occupants laissent des taches noires
Sur les petits
tapis et sur le sol nerveux
Qui se sont
enivrés à force de boire.
Qui a donc
habité mon cœur avant moi ?
D’où vient ce
désordre qu’on voit dans chaque pièce ?
Je suis
plusieurs, sans doute, et mille hommes à la fois
Avec tous leurs
espoirs et toutes leurs tristesses,
Tout un pays d’humains
m’habite et me remplit,
J’ai vu beaucoup
d’entre eux grandir, mourir et naître,
Et il y a un
tombeau, un berceau et un lit,
Et des vies s’en
allant à travers la fenêtre.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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lundi 2 septembre 2019
Chaos symbolique
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
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samedi 25 mai 2019
Le fantôme symbolique
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Le fantôme symbolique
Comment
exorciser cet autre soi-même
Qui nous suit
comme une ombre et comme le soleil
Et nous fait
maudire soudain tout ce qu’on aime,
Si différent de
nous, et qui nous est pareil ?
Quand nous
sommes joyeux, il est triste et maussade,
Quand nous
sommes tristes, il est calme et radieux,
Il est notre
image dans le miroir malade
Des fangeuses
sources et des ruisseaux odieux ;
Ce spectre est invisible
et frêle comme une âme,
Et il ne peut
être vaincu ni combattu,
C’est l’homme
dans l’homme et la femme dans la femme,
Qui est comme l’enfant
et le vieillard têtu.
Où se cacher ?
Même dans une chambre étroite
Ce monstre est
dans l’armoire et sous le lit ;
Il est à notre gauche,
il est à notre droite,
Qui nous examine
et lit le livre qu’on lit !
Je sais que le
monstre est là, dans ma demeure !
Ce colocataire
maudit et éternel
Qui compte avec
plaisir mes éphémères heures
Et qui vient de
l’enfer, de la nuit ou du ciel,
Et qu’il me
mangera, comme l’ogre des fables
Mange les cœurs
fumants des enfants égarés
Qu’il fait
grossir avant de mettre sur sa table,
Comme de
nous-mêmes, tous des leurs séparés.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
13:19
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