vendredi 30 août 2019

La faux brillante

la faux brillante

La Mort erre par les chemins
Sur sa pauvre haridelle,
En contemplant tous les humains
Armée de sa faux fidèle.

Elle s’en va tous les matins,
Sur les fronts chauves des hommes
Lisant les nombres du destin
Avant qu’elle ne les assomme,

Le vieillard courbé et l’enfant
Redoutent cette visiteuse
Qui entre, l’air triomphant,
Chez la veuve et la berceuse,

Chez le manant et chez le roi,
Aux palais et aux chaumières,
Apportant l’éternel effroi
Et éteignant la lumière ;

C’est elle qui va sous le lit
Et se cache dans l’armoire,
La blanche grand-mère pâlit
En racontant son histoire,

Et sa faux avide de sang
Qu’elle lave dans les fleuves
Sous le soleil puissant
Reluit comme une pièce neuve.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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