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la faux brillante
La Mort erre par
les chemins
Sur sa pauvre
haridelle,
En contemplant
tous les humains
Armée de sa faux
fidèle.
Elle s’en va
tous les matins,
Sur les fronts
chauves des hommes
Lisant les
nombres du destin
Avant qu’elle ne
les assomme,
Le vieillard
courbé et l’enfant
Redoutent cette
visiteuse
Qui entre, l’air
triomphant,
Chez la veuve et
la berceuse,
Chez le manant
et chez le roi,
Aux palais et
aux chaumières,
Apportant l’éternel
effroi
Et éteignant la
lumière ;
C’est elle qui
va sous le lit
Et se cache dans
l’armoire,
La blanche
grand-mère pâlit
En racontant son
histoire,
Et sa faux avide
de sang
Qu’elle lave
dans les fleuves
Sous le soleil
puissant
Reluit comme une
pièce neuve.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 30 août 2019
La faux brillante
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