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Le pays brûlé
Souvent, j’erre loin de moi-même
Dans un pays immense et calciné,
Pareil à un malade abandonné
Au lit, et qui a le visage blême.
Le feu a dévoré la verdure
Comme un rêve qui grandit et a faim,
Et la cendre, vaste nuit sans fin,
Est tout ce qui reste de la nature,
Le soleil est
couvert de poussière
Comme un vieux
livre, et on ne peut le voir,
Quand il fait
jour, on marche dans le soir,
Et le monde est
sans joie et sans lumière,
Sinistre maison,
l’affreux crépuscule
Est habité par
des démons moqueurs,
Et la forêt bat
comme un pauvre cœur
En faisant des
gestes ridicules.
Ce pays est une
vaste brûlure,
Et la Colère
avec son grand flambeau
Embrase tout ce
qui est jeune et beau :
Les fleurs, les
printemps et les murmures,
Pour ne laisser
qu’un vague déchet sombre
Comparable à nos
souvenirs les plus chers,
Dont la noire
fumée monte dans l’air
Qu’elle emplit
de poison et emplit d’ombre.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 31 août 2019
Le pays brûlé
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