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LE marbre monde
Maintes fois,
quand je les contemplais en rêvant,
Il m’a semblé
que les statues étaient vivantes,
Et dans leur
solitude elles souriaient souvent
Éternellement,
avec amour et épouvante.
Leurs sourires
glacés et leurs larmes de sel
Pétrifient toutes
les émotions humaines,
Leurs cœurs sont
plus pesants que les cœurs des mortels
Et ne peuvent être
emplis de nos choses vaines ;
L’humanité passe
devant leurs yeux pensifs :
Les jeunes
amoureux et les vieux solitaires,
Comme l’onde
passe sur l’antique récif
Indifférent à
ses caresses et austère.
Elles posent et
contemplent et ne font jamais rien,
Figées dans l’éternel
moment parallèle,
Et semblent se
souvenir d’un long baiser ancien,
Quand leurs
bouches savaient les paroles mortelles,
De quelque lourd
secret qui leur fut chuchoté
Un jour par
Pygmalion, Orphée ou Aphrodite,
Sur la forme, la
poésie ou la beauté,
Que depuis des
siècles leur esprit médite.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 27 mai 2019
Le marbre monde
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