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le comité sinistre
Les juges de l’enfer,
vieillards livides
Qui contemplent
toute l’humanité,
Sont assis
autour de leur table vide,
Loin des héros
et des divinités.
Leurs barbes
longues comme un jour d’été
Sont augustes
comme eux et sont blanches,
Aucun remords et
aucun invité ;
Il n’y a pas d’oiseaux
et pas de branches.
Rhadamanthe est
calme et a l’air sévère
Comme tout ce qu’il
y a autour de lui,
Éaque caresse le
Cerbère
Et Minos songe
aux procès d’aujourd’hui ;
Ils sont si loin
des sombres suppliciés
Que leurs cris
deviennent des murmures,
Arrivés jusqu’à
eux, maudits, priés
Et appelés au
sein de la torture.
Ils méprisent
les dieux et les déesses
Qui ressemblent
trop aux chétifs humains
Avec leurs
amours et leurs faiblesses
Et leur intérêt
pour le monde vain,
Car pour eux le
monde n’existe pas,
Et ils ne
bougent jamais de leurs sièges,
Ils ne sont
jamais tristes, jamais las,
Et leurs cœurs
sont pleins de nuit et de neige.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 26 mai 2019
Le comité sinistre
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