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terminus
A un long voyage
mes jours sont pareils.
Les rues me
confondent et les déserts m’emportent,
Derrière chaque
porte je trouve une porte,
Et je cherche un
peu d’ombre et un peu de soleil.
Je suis ce
passager au fond du bus du soir
Contemplant la
route derrière sa vitre,
Les boutiques
fermées et le brouillard sinistre
Qui enveloppe
comme un linceul le ciel noir,
Captif de son
siège comme d’une prison,
Seul et ne
sachant pas à quoi le destine
Cette inarrêtable
et infernale machine,
Ferraille vivante
qui roule sans raison !
De ce monstre
mouvant qui est le conducteur,
Et qui pilote
donc ce morne véhicule
Qui va dans le
brouillard et dans le crépuscule
Où je lis un
livre sans fin et sans auteur ?
Quel est le terminus
de ce car de l’enfer ?
Nous allons tous
les deux comme iraient deux flammes,
Environnés d’ombre
et de vieilles réclames,
Et le pavé devant
nous, ainsi qu’une mer,
S’étend
éternellement, morne comme le ciel
Empli de nuages
gris et de paperasses,
De vers doux, d’épopées
et de dédicaces,
Et de quelque
prose au mouvement éternel ;
Avec ses quatre
roues énormes, ce vieux bus
Fait tournoyer
ma vie tombant comme une neige,
Mes vers chenus
et mes brouillons du collège,
Peut-être le
tombeau est-il le terminus.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 20 février 2019
Terminus
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