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fragilité
Le ciel était
clair ; elle était si belle
Qu’en souriant
elle semblait irréelle,
Pareille à l’air
léger qui l’entourait
Et qui dans ses
sombres cheveux errait
Comme dans un
sentier plein de lumière !
Elle était
élégante et altière
Assise dans un
immortel tableau,
Cependant que le
bruissement de l’eau
Etait moins doux
que tout son être.
Elle allait à
tout moment disparaître,
Devenir un peu d’eau
ou un peu d’air !
Quand le vent
effleurait sa blanche chair,
Elle devenait
soudain toute rouge,
Mer tranquille
et qui jamais ne bouge
Qui est son
propre rivage et son port !
Son visage était
un paysage mort,
Mais si beau !
Et moi, mon âme grisée
Contemplait ses
joues mouillées de rosée,
Frêles pétales d’une
large fleur
M’emplissant de
chagrins et de liqueurs
Car je la
vénérais comme on vénère
Les antiques beautés
imaginaires.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 9 février 2019
Fragilité
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