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le sommeil et la mort
Sommeil, frère
jumeau de la Mort qui nous hante,
Régnant par la
douceur, elle, par l’épouvante !
Spectre dont
notre drap est l’éternel linceul,
Qui vient nous
effrayer lorsque nous sommes seuls
En cachant
maints monstres dans nos armoires,
Amants tumultueux
de la nuit noire
Qui se cachent parfois
aussi sous notre lit,
Raillant sinistrement
notre front qui pâlit.
A son taciturne
frère toujours pareille,
Sous notre
oreiller et sous notre oreille,
La Mort se
glisse avec nonchalance et amour,
Sans trembler,
elle aussi, de voir venir le jour,
Et en nous murmurant
des choses ignobles :
Que nous sommes
tous vains, condamnés et faibles,
Que nos jours
sont si peu nombreux qu’elle pourrait
Les compter avec
les doigts sur un tabouret,
Son café à la main
et sa faux dans l’autre,
Que notre
existence dans la fange se vautre
Ainsi qu’une
bête crasseuse, un animal
Qui sans cesse
se meut dans son antre fatal !
Le Sommeil et la
Mort, tous les deux nous raillent,
Nous accablent
de fers et nous assaillent,
Et ivres de
notre faiblesse tous les deux,
Ont le même
sourire éternel et hideux.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 3 février 2019
Le Sommeil et la Mort
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