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philosophie explicite
Que dit la fleur
fragile au vent impitoyable ?
« Aie pitié
de moi, je suis en train de mourir.
Je ne suis qu’une
fleur petite et misérable,
Mes pétales s’envolent
et tu me fais souffrir. »
Que murmure l’arbre
chenu au jeune arbuste ?
Mes branches
sont cassées, j’ai vécu, j’étais fort.
Aujourd’hui un
oiseau me semble robuste
Quand il chante
sur moi, fardeau pesant du sort. »
Que chante dans
le ciel la vieille hirondelle ?
« Les
saisons ont passé, je ne dis plus de vers.
La Nature a été
pour moi bien cruelle ;
Je faisais le
printemps et je ferai l’hiver. »
Que raconte la
source aux larmes peu nombreuses ?
De tristes histoires
sans début et sans fin,
Et qu’elle est
comme une veuve ténébreuse
Qui pleuré toute
sa vie, toujours en vain.
Car la Nature a
des tristesses centenaires
Et son cœur est rempli
des mêmes vieux chagrins,
Et rappelle aux
hommes violents et sanguinaires
Que le temps
courbe tout ce qui est fait d’airain.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 22 mai 2019
Philosophie explicite
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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22:33
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tunisie
samedi 9 février 2019
Fragilité
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fragilité
Le ciel était
clair ; elle était si belle
Qu’en souriant
elle semblait irréelle,
Pareille à l’air
léger qui l’entourait
Et qui dans ses
sombres cheveux errait
Comme dans un
sentier plein de lumière !
Elle était
élégante et altière
Assise dans un
immortel tableau,
Cependant que le
bruissement de l’eau
Etait moins doux
que tout son être.
Elle allait à
tout moment disparaître,
Devenir un peu d’eau
ou un peu d’air !
Quand le vent
effleurait sa blanche chair,
Elle devenait
soudain toute rouge,
Mer tranquille
et qui jamais ne bouge
Qui est son
propre rivage et son port !
Son visage était
un paysage mort,
Mais si beau !
Et moi, mon âme grisée
Contemplait ses
joues mouillées de rosée,
Frêles pétales d’une
large fleur
M’emplissant de
chagrins et de liqueurs
Car je la
vénérais comme on vénère
Les antiques beautés
imaginaires.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 13 février 2017
La Fragilité humaine
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La fragilité humaine
Salvator Rosa, Fragilité humaine (v. 1656)
Squelette aux grandes ailes de corbeau,
Dans la chambre étroite comme un tombeau
La Mort, à un nouveau-né éphémère
Assis sur le genou de sa mère,
Dicte en lui souriant son testament ;
Ce commencement d’être humain, charmant,
Ecrit avant que d’apprendre à lire
Tout ce que la Mort vient lui dire.
A droite un souillon, dans une marmite,
S’amuse et sans le savoir imite
Le geste de la Mort avec sa faux.
Tout cela est beau, innocent et faux.
Grave pour son âge et indifférent,
Son frère, près de lui s’affairant,
Fait maintes bulles de savon, ravies
Par l’air, comme par la Mort notre vie.
Tous sont les bouffons, tristes et sombres,
De la Mort qui tient sa faux dans l’ombre
Comme un amant une fleur dans sa main,
Et cueillera un jour le genre humain.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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