mercredi 30 janvier 2019

L'étoile et la fumée

l'étoile et la fumée

Ainsi qu’une salutaire étoile
Dont aucun nuage pesant ne voile
L’éclat permanent et toujours vainqueur,
Tu reluis dans la nuit de mon cœur.
Tu es le port et tu es le phare
De mon esprit tremblant que tout effare,
Vaisseau errant loin du monde habité
Et perdu dans la morne immensité
De la mer où hurlent les tempêtes,
Emplie d’écueils et d’étranges bêtes !

Maintes fois, le vent puissant de l’amour
A poussé ma voile lasse des jours
Jusqu’à de lointains et beaux rivages,
Naufragé et épris des naufrages,
Des mâts cassés, des vaisseaux en lambeaux,
Car je trouvais tes yeux, si grands et beaux !
Je suis la mer et je suis sa victime !
J’aime à contempler les débris intimes
De mon cœur sur la grève éparpillé,
Pareil à un humble pays pillé
Par les voleurs et par les pirates
A la peau blanche et à la peau mate ;
Tu es, au sein de la déréliction,
Dans la fumée de chaque destruction.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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