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CONTE: LA GRENOUILLE ENCHANTÉE (PARTIE VIi)
VII. Ce que la grenouille s’avéra être, et comment
les deux frères de Siegfried furent confondus
Siegfried, ébloui par tous ces
changements subits
Et de se voir couvert de soie et de rubis,
Se laisse conduire, croyant qu’il rêve
et dort,
Devenu un seigneur tout appesanti d’or.
La princesse, elle aussi vêtue avec
faste
Et d’une façon à la fois auguste et
chaste,
Dit à son bien-aimé : « Ton
père veut savoir
Qui a la plus belle fiancée ;
allons le voir. »
Ils partent avec une magnifique escorte,
On accourt aux fenêtres, on accourt aux
portes,
Pour voir ces visiteurs royaux et
mystérieux.
Les frères de Siegfried font partie des
curieux,
Ils le voient, toutefois sans le
reconnaître,
Et Siegfried aperçoit aussi à leurs
fenêtres
Leurs fiancées, grossières maritornes,
laiderons
Qui à mourir d’ennui un jour les
aideront,
Et il les plaint, malgré leur
scélératesse,
D’avoir pour épouses la peine et la
tristesse.
Le carrosse royal, des palais
coutumiers,
S’arrête enfin devant la maison du fermier,
Et la princesse y veut passer la nuit. « Ma
belle,
Lui dit Siegfried, je n’y suis point,
certes, rebelle,
Mais mon bon père vit sous un bien
humble toit
Qui ne convient pas aux princesses comme
toi. »
Mais la princesse, aussi modeste que
sage
Et dont l’âme est aussi belle que le
visage,
Lui répond : « Ne sois pas inquiet,
mon amour.
J’y passerai, si tu veux, le reste de
mes jours. »
Son cuisinier prépare un grand souper.
Très vite
Ses serviteurs, suivant ses ordres,
invitent
Tous les voisins, qui viennent avec
empressement.
La princesse sourit et converse
doucement
Avec les convives que sa bonté étonne.
Les frères de Siegfried avec leurs
laideronnes
Arrivent et la saluent affectueusement.
La princesse les regarde dédaigneusement
Et demande au fermier, devant le joyeux
groupe
D’invités : « D’où vous vient
cette belle coupe
Si finement ciselée, et cette nappe-là ? »
« De mes deux fils »,
répond-il. « Vos deux fils, hélas,
Reprend la princesse, ne sont que des
traîtres,
Et ils les ont volées à Siegfried, leur
maître. »
Le jeune seigneur se lève au même moment
Et embrasse son père ébloui en se
nommant.
Confus et confondus, les deux frères
coupables
Baissent honteusement la tête et
quittent la table.
Après cette fête, Siegfried devint l’époux
De la noble et belle princesse aux
charmes doux
Qui retourna avec lui et son beau-père
A son grand royaume, béni et prospère,
Avec le jeune roi, de tant d’amour l’objet,
Régnant loyalement sur ses nombreux
sujets.
[FIN DU CONTE : LA GRENOUILLE ENCHANTÉE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 4 juin 2017
Conte: La Grenouille enchantée (Partie VII)
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