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CONTE: VASILISA À LA TRESSE D'OR (PARTIE V)
V. Le voyage d’Ivan commence
A l’âge de dix ans, Ivan le pois apprit
Que le jour où elle devait prendre mari
Sa sœur avait été par un grand vent ravie
Et que ses deux frères peut-être étaient sans vie.
Il demanda à ses parents la permission
D’aller les libérer et remplir sa mission.
« Non, restez avec nous ! ô pitié divine !
S’écrièrent le tzar et la pauvre tzarine,
Votre sœur est perdue, vos frères ont péri,
Et nos cœurs qui souffrent ne seront point guéris
De vous voir vous aussi périr ou disparaître ! »
« Ne soyez pas inquiets, mes chers parents. Naître
M’a été accordé, je le sens, pour cela :
Sauver tous mes frères. » C’est ainsi que parla
Le courageux Ivan, avec assurance.
Malgré leurs prières et leurs remontrances
Et malgré leurs soupirs et leur affliction,
Ils durent lui donner leur bénédiction.
Il voyage deux jours. Le soir venu, il entre,
A l’heure où les bêtes se cachent dans leurs antres,
Dans une profonde et ténébreuse forêt,
Monté sur son cheval, l’épée en main et prêt
A tous les combats et à toutes les luttes.
Il voit, tournant à tous les vents, une hutte,
Et il lui commande : « Maintenant arrête-toi,
Montre-moi ta porte, que j’entre sous ton toit. »
La hutte obéit à Ivan, son maître,
Qui voit une vieille femme à sa fenêtre.
Il fait sa révérence et demande doucement
Si elle a vu une princesse au firmament
Emportée par le vent, son ravisseur infâme.
« Mon bon fils, lui répond la bonne vieille femme,
Tu m’en vois affligée, je n’ai rien vu de tel,
Mais c’est un vil dragon qu’on dit être immortel,
Qui est son ravisseur, et j’en suis certaine. »
« Un dragon ? où trouver cette bête inhumaine ? »
« C’est dangereux, mon fils, il tue tous ses ennemis,
Et pour tes jeunes jours mon vieux cœur frémit. »
« Ne vous inquiétez pas, ma bonne grand-mère,
Car je réussirai. » « C’est ce que j’espère ;
Si tu vaincs le dragon, pense à me rapporter
L’eau vitale qu’il cache au palais, sa pureté
Me rendra jeune et belle, et je vivrai longtemps. »
« Oui, je vous le promets. » lui dit Ivan content.
Pour qu’il puisse trouver le dragon farouche,
Elle lui dit d’aller où le soleil se couche
Et qu’au bout d’une année de marche et de hasards,
Quand il trouvera la montagne du Renard,
Il pourra demander où se trouve la route
Du palais du dragon, et le saura sans doute.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 14 mai 2017
Conte: Vasilisa à la tresse d'or (Partie V)
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