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CONTE: LE CHEVAL ENCHANTÉ (PARTIE Iv)
IV. Ce que fit Ibrahim pour se libérer du joug de son maître
Ibrahim, le lendemain, trouva d’autres pièces
Qu’il cacha à son maître, et avec allégresse
Alla errer, songea et conçut un dessein.
« Sortant de la mosquée en ce vendredi saint,
Conta-t-il à son maître, après la prière,
J’ai vu un vieil ami de mon défunt père ;
Me voyant esclave, tout saisi de pitié,
Il voulut me racheter au nom de l’amitié
Qu’il avait pour mon père, et qui était si douce
Qu’à sauver son pauvre fils elle le pousse.
C’est un marchand connu, il est bien généreux
Et riche, et vous serez en me vendant heureux.
Sachez qu’il veut aussi le cheval, mon maître.
Alors, qu’en pensez-vous ? » « Cela m’a l’air d’être
Une bonne affaire. Nous verrons bien demain. »
Et se montrant soudain bienveillant et humain
Comme tout avare qui voit l’argent luire,
Invita Ibrahim avec un grand sourire
A dîner avec lui, lui donna un régal
Et veilla à ce qu’on nourrît bien son cheval.
Le lendemain, se levant de son lit dès l’aurore,
Il ramassa ses pièces et les cacha encore.
Quand son maître lui dit la somme qu’il voulait,
Il feignit de gémir, pleurait et s’affolait :
« Comment ! s’écriait-il, pour mon infortune,
Vous demandez, non une étoile, mais la lune !
Mais je vais en parler à mon doux bienfaiteur. »
Dans sa ceinture il prit l’argent. Avec lenteur,
Il alla se promener deux heures dans la ville,
Sans sa rosse magique, et revient, tranquille,
Donner l’argent à son maître qui de ses fers
Le libéra, ainsi que son cheval, amer
De ne pas gagner plus. Sans peur des pénuries,
Ibrahim logea dans une belle écurie
Son cheval enchanté, allait chaque matin
En bénissant le Ciel ramasser son butin ;
Il devint vite riche sans la moindre peine,
Et sa bourse resta bien pesante et pleine,
Acheta une belle demeure et des valets,
S’habilla comme un roi. Partout où il allait
Mille regards envieux le suivaient ; tout le monde
Parlait avec une jalousie profonde
De ce beau jeune homme que nul ne connaissait
Et que chaque jour de sa vie enrichissait.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 12 avril 2017
Conte: Le Cheval enchanté (Partie IV)
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