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jeudi 4 novembre 2021

Maintenant, Omar

  maintenant, omar

Le prophète est plus proche des croyants qu’ils ne le sont d’eux-mêmes ; ses femmes sont leurs mères. (Coran, 33, 6)

Abdoullah ibn Hicham dit : « Un jour, nous étions
Avec le Prophète, moi et des compagnons.
Le Prophète avait la main d’Omar dans la sienne.
« Ô messager de Dieu, dit sans fourberies vaines,
Omar, je t’aime bien plus que tout ici-bas,
Hormis moi-même. » Ce n’était point un débat ;
Le Prophète lui dit : « Non, Omar ! Par le Maître
De mon âme, ta foi ne pourra pas être
Complète, si tu ne m’aimes pas plus que toi. »
Omar lui répondit, en homme de foi :
« Maintenant je t’aime plus que je ne m’aime
Et je le jure par le nom de Dieu même. »
Le Prophète en était heureux : « Maintenant, Omar,
Dit-il, ta foi est plus complète qu’au départ. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 19 septembre 2021

Les provisions bénies

    Les provisions bénies

Celui qui obéit au prophète, obéit à Dieu. Nous ne t’avons pas envoyé pour être le gardien de ceux qui sont rebelles à ta voix. (Coran, 4, 80)

Abou Hourayrah dit : « Nous marchions
Avec le Prophète, moi et des compagnons.
Le voyage était long et était pénible
Au point que certains, qui le croyaient impossible,
Les provisions finies, décidaient d’égorger
Les montures qui les portaient pour les manger.
Omar dit, voulant les empêcher de ce faire :
“Ô messager de Dieu ! Dis une prière
Pour bénir ce qu’il nous reste des provisions.
Ces montures nous portent et nous les tuons ?”
Le Prophète trouva la chose adéquate :
L’un apporta son blé, l’autre apporta ses dattes,
D’autres apportèrent même leurs noyaux
Qu’ils mettaient, afin de la boire, dans de l’eau,
Tant ils étaient pauvres. Dès que le Prophète
Eut fini de dire sa prière parfaite,
On vit les provisions se multiplier.
Chacun en prit autant qu’il lui seyait,
Et le Prophète dit aux compagnons : “J’atteste
Qu’Allah est le seul Dieu et qu’il l’est sans conteste,
Et j’atteste aussi que je suis son messager.
Au jour où tous seront par le Seigneur jugés,
Celui qui y croira sans avoir de doutes
Sera au Paradis, loin de ce qu’il redoute.” »
 

Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 20 août 2021

La faim

La faim

Alors vous serez interrogés au sujet des plaisirs de ce monde. (Coran, 102, 8)

Le Prophète sort, un jour ou une nuit,
Et voit Aboubaker et Omar comme lui
Dehors. « Qui vous a fait sortir de vos demeures,
Demande-t-il aux deux compagnons, à cette heure ? »
Ils répondent : « La faim, ô messager de Dieu ! »
Le Prophète alors dit, miséricordieux :
« Par Celui qui est le Maître de mon âme !
Ce qui vous a fait sortir moi aussi m’affame.
Suivez-moi. » Et ils le suivent tous les deux.
Le Prophète, que Dieu guide, va avec eux
Frapper à la porte d’un des Ansarites.
Sa femme les voit et chez elle les invite :
« Soyez les bienvenus, leur dit-elle, tous trois. »
Le Prophète alors lui demande sans émois :
« Où est donc ton époux ? » « Il nous cherche à boire »,
Répond-elle. En ce moment de l’histoire,
L’Ansarite arrive et s’écrie : « Dieu soit loué !
J’ai les meilleurs hôtes. » Cet homme dévoué
Court leur apporter des dattes. Le Prophète,
Lui dit : « N’égorge pas celle qui allaite »,
L’ayant vu prendre un couteau bien aiguisé.
Il va chercher un autre animal. Reposés,
Le Prophète et ses deux compagnons mangent et boivent.
Le Prophète leur dit sur ce qu’ils reçoivent :
« Par Dieu, le Maître de mon âme ! Vous serez,
Au jour du Jugement dernier – vous le verrez –
Interrogés sur ce bienfait de Dieu : vous êtes
Sortis affamés, et ainsi il vous traite. »
 

Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mercredi 28 juillet 2021

Othman ibn Affan

othman ibn affan

Ceux qui croient en Dieu et à ses apôtres sont des hommes véridiques ; ils seront témoins devant leur Seigneur, ils auront leur récompense et leur lumière. Ceux qui n’ont point cru et qui ont traité nos signes de mensonges seront livrés au feu de l’enfer. (Coran, 57, 19)

Un homme d’Égypte va en pèlerinage
Et trouve des hommes assis dont les visages
Ne sont pas familiers. Il désire savoir
Qui ils sont. « C’est Quraych que tu vois s’asseoir »,
Lui répond-on. Il veut le nom du plus sage
Et qui possède le plus de savoir et d’âge,
Et tous lui indiquent Abdoullah, fils d’Omar.
Il lui demande : « Othman est-il un des fuyards
D’Ouhoud ? » « Oui », lui répond Abdoullah. « Son absence
De la bataille de Badr ? Est-ce que tu penses
Que c’est la vérité ? » « Oui » « Qu’en est-il du Serment
D’allégeance ? En a-t-il été de même absent ? »
« Oui ». Voici alors que l’homme exulte et s’écrie :
« Allah est le plus grand ! ». Son étrange euphorie
Prend toutefois fin quand le fils d’Omar lui dit :
« Quant à Ouhoud, c’est un homme du Paradis,
Et Dieu lui a déjà pardonné ses fautes.
Quant à Badr, comment se peut-il qu’il combatte ?
Sa femme, la fille du Prophète, pâlit,
Elle est malade et il ne peut quitter son lit,
Et le Prophète lui promet la récompense
Dans l’au-delà, malgré sa pieuse absence,
Ainsi que sa part du butin. Quant au Serment,
Son absence n’a rien de vil ou d’alarmant :
Le Prophète l’envoie, car son sang est noble,
À Quraych, et montre ses deux mains ensemble,
Frappe la gauche avec la droite et dit : “Ceci
Est pour Othman, qui ne peut pas venir ici.” »
Et Abdoullah, le fils d’Omar, enfin ajoute :
« Maintenant va, tu es guéri de tes doutes. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 25 juillet 2021

Le puits

Le puits

L’Éternel a écrit : Je donnerai la victoire à mes envoyés. L’Éternel possède la force et la puissance. (Coran, 58, 21)

Le Prophète eut une vision. Il dit : « Je suis
En train de puiser, en un plateau, l’eau d’un puits.
Je vois Aboubaker et Omar qui viennent.
Aboubaker remplit un seau ou deux, et peine
Parfois à le faire (son califat est court,
Mais il demeurera fort et croyant toujours).
Omar prend le seau, qui dans sa main se transforme
En un récipient plus grand. Adroit et ferme,
Il puise l’eau avec des mouvements si forts
Que nul ne peut faire ce qu’il fait ; il en sort
Tant d’eau, que bientôt une oasis se forme
Qui accueille les gens et qui est énorme. »
(C’est là le symbole du califat d’Omar,
Prospère et long, empli de gloire et d’étendards).


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 24 juin 2021

La religion complète

 LA religion complète

Faites la prière ; donnez l’aumône ; courbez-vous avec mes adorateurs. (Coran, 2, 43)

Le Prophète était mort. Pour que la foi restât,
Il fallait combattre maintenant les apostats
Qui montraient chaque jour leurs ignobles griffes,
Pensait Aboubaker, désormais le Calife.
Omar s’y opposa, toutefois. « Comment !
S’écria-t-il, tu vas au combat seulement
Car ils n’ont pas donné l’aumône obligatoire,
Et à leur faire la guerre tu te prépares !
Or le Prophète a dit : “Je livre le combat
(Tel est l’ordre de Dieu) aux hommes ici-bas,
Jusqu’à ce qu’ils disent – vérité ou fable –
Qu’il n’y a point d’autre dieu que le Dieu véritable,
Et ils ne seront pas par moi affligés ;
Leur sang ainsi que leurs biens seront protégés,
Sauf si Dieu permet, pour un crime, de les prendre,
Et il les jugera.” » Ne voulant rien entendre,
Aboubaker à son tour s’écria : « Par Dieu !
Je combattrai tous ceux qui prétendent être pieux
Mais font la prière et ne font pas l’aumône !
Il faut que celui qui a de l’argent la donne.
Par Dieu ! Je combattrais si on me refusait
Une chèvre ou une corde qu’on méprisait
Et qu’on donnait jadis, dans sa vie, au Prophète ! »
Omar dit : « La guerre donc allait être faite,
Je sus, tant il était ce jour-là irrité,
Qu’à Aboubaker Dieu montra la vérité. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 12 juin 2021

Sur le mont Ouhoud

 sur le mont ouhoud

La terre sera resplendissante de la lumière du Tout-Puissant. On apportera le Livre. Les prophètes et les témoins s’avanceront. La vérité présidera au jugement des hommes. Aucun d’eux ne sera trompé. (Coran, 39, 69)

Le Prophète monta avec Aboubaker,
Omar et Othman, qui tous lui étaient si chers,
Au sommet d’Ouhoud. Et la montagne altière
Trembla de les avoir sur son dos de pierre.
Le Prophète lui dit : « Reste ferme car
Tu portes deux martyrs (Othman avec Omar),
Un prophète, ainsi qu’un homme véridique. »
La montagne obéit et redevint stoïque.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 11 juin 2021

La querelle d’Aboubaker et d’Omar (que Dieu les agrée)

 la querelle d'aboubaker et d'omar (que dieu les agrée)

Et il sera sans doute satisfait dans l’au-delà. (Coran, 92, 21)

Aboubaker avec Omar se querella,
Et Omar était en colère et s’en alla ;
Sa colère était, ce jour-là, si forte,
Qu’il ferma, sans vouloir entendre, sa porte
Devant Aboubaker, qui lui donnant raison,
Le suivit en s’excusant jusqu’à sa maison.
Le cœur plein de remords, il va chez le Prophète,
Et il lui dit, baissant devant lui la tête :
« Avec ibn Al-Khattab je me suis querellé,
Jusqu’à chez lui en le suivant je suis allé
Pour qu’il me pardonne, mais dans sa colère,
Il a été sourd à toutes mes prières. »
« Dieu te pardonne », dit le Prophète trois fois.
Comme le cœur d’Omar est aussi plein de foi,
Assailli de remords de ne pas entendre
Son ami, chez lui il décide de se rendre ;
Ne le trouvant pas, il va au Prophète, et voit
La colère sur son visage et dans sa voix.
Aboubaker s’écrie : « Ô Prophète ! sache
Que c’est de ma faute, et de m’excuser tâche,
Car c’est moi qui suis à blâmer d’entre nous ! »
Et devant le Prophète il se met à genoux
Et répète deux fois ce qu’il vient de dire.
Le Prophète répond : « Il doit vous suffire
De savoir que quand Dieu à vous m’a envoyé,
Vous m’avez démenti, mais lui que vous voyez,
Aboubaker, a dit : ce n’est point un mensonge !
Il m’a soutenu d’un soutien qui se prolonge
Avec sa vie et son argent ; il a volé
À mon secours maintes fois, et m’a consolé.
Allez-vous donc laisser mon ami tranquille ? »
Il répéta deux fois cette question, mille
Pour ceux qui étaient là. Au Prophète si cher,
On n’eut plus de querelle avec Aboubaker.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène