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samedi 13 janvier 2024

Zetompus, Dévoreur du Mystère

zetompus, dévoreur du mystère

Au ciel et sur la terre,
Zetompus aux mille yeux
Se nourrissait des mystères,
Debout aux sommets radieux.

Son âme, toujours ravie,
Resplendissait doucement,
Et au-delà de la vie
S'emplissait d'enchantements

Et d'étranges verdures ;
Comme un ciel limpide et clair,
Son âme était belle et pure
Et émanait de sa chair,

À un parfum pareille.
Jamais il ne se lassait
De l'étoile vermeille
Et la brise qui passait

Dans les lointains espaces
Inaccessibles à l'humain,
Comme un espoir qui passe
Et qui brille aussi sans fin.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mercredi 27 mai 2020

Re-Le mystère

RE-le mystère

D’après le poème  « Le mystère » de Jean Lahor (1840 – 1909), duquel je ne garde ici que les deux premiers vers.

Ô nuit, ô belle nuit, pâle comme sa chair :
Je rêve au passé mort, je rêve au passé clair...
Et je revois son beau visage dans tes ondes,
Quand je viens soupirer, seul et loin du monde,
Sous tes étoiles et près de tes ruisseaux noirs,
Sans qu’aucun mortel ne puisse m’entendre et voir.
Tout devient plus profond, tout devient plus immense,
L’arbre rêve, l’herbe songe et le ciel pense
À quelque chose de grand et de mystérieux,
Une ineffable paix soudain descend des cieux,
Pareille à une pluie sombre et bienfaisante
Qui fait tomber sur moi ses gouttes luisantes
Dont mon cœur s’enivre comme d’un doux nectar !

L’heure ailée s’envole. Il fait beau et il est tard.
Je resterai ici, mon lit sera l’herbe
Et ma confidente la lune superbe
Qui se meut dans le ciel sur son char lumineux.
Je contemplerai les sommets vertigineux
Du firmament, cette lointaine montagne,
Loin de la ville, je demeurerai dans ce bagne
Où on voit les âmes des poètes bannis.
Perdu dans ce monde nocturne et infini,
J’oublierai jusqu’au nom de la créature
Dont le souvenir tout le jour me torture.



Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 19 octobre 2019

L'amer mystère

L'amer mystère

Toutes les idées profondes
Que l’esprit humain peut avoir
Contiennent le sel de l’onde
De l’Inconnu, océan noir

Où notre pauvre orgueil se brise,
Pareil à un vaisseau errant,
Contre les écueils qu’il méprise,
Les uns des autres différents.

Cette onde géante et sauvage
Du monde qui n’a pas de port
Mouille le vaste rivage
Et va au Royaume des morts ;

Elle y devient lourde et sombre,
Elle devient toute la nuit,
Et dans le brouillard et l’ombre
Roule éternellement et sans bruit

Et emporte, comme une épave,
Les débris de la vérité,
Cette pauvre voile qui brave
Son rugissement irrité !

Cette onde immense nous pousse
Jusqu’à des rivages sans mers,
Souvent farouche et parfois douce,
Et emplit nos poumons amers.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène