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RE-le mystère
D’après le poème « Le mystère » de
Jean Lahor (1840 – 1909), duquel je ne garde ici que les deux premiers vers.
Ô nuit, ô belle nuit, pâle comme sa chair :
Je rêve au passé mort, je rêve au passé clair...
Et je revois son beau visage dans tes ondes,
Quand je viens soupirer, seul et loin du monde,
Sous tes étoiles et près de tes ruisseaux noirs,
Sans qu’aucun mortel ne puisse m’entendre et voir.
Tout devient plus profond, tout devient plus immense,
L’arbre rêve, l’herbe songe et le ciel pense
À quelque chose de grand et de mystérieux,
Une
ineffable paix soudain descend des cieux,
Pareille
à une pluie sombre et bienfaisante
Qui
fait tomber sur moi ses gouttes luisantes
Dont
mon cœur s’enivre comme d’un doux nectar !
L’heure
ailée s’envole. Il fait beau et il est tard.
Je
resterai ici, mon lit sera l’herbe
Et
ma confidente la lune superbe
Qui
se meut dans le ciel sur son char lumineux.
Je
contemplerai les sommets vertigineux
Du
firmament, cette lointaine montagne,
Loin
de la ville, je demeurerai dans ce bagne
Où
on voit les âmes des poètes bannis.
Perdu
dans ce monde nocturne et infini,
J’oublierai
jusqu’au nom de la créature
Dont
le souvenir tout le jour me torture.
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 27 mai 2020
Re-Le mystère
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