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RE-ne regretter point les mors D’après le poème « Ne regretter point les mors » d’Albert Babinot (1516-1569) duquel je ne garde ici que la première strophe Quand le Soleil, la torche coutumière De l'Univers, s'est dans la mer rendu, Et pensons voir un voile noir tendu, Nous engendrant la nuit familière. L’oubli couvre toute la nature, Pareil à un vaste et pesant linceul, Et l’homme tourmenté se sent plus seul Et entouré de sombres créatures Qui sous le lit et dans l’armoire, Se mettent à rugir sans faire de bruit, Et sur l’arbre riche de la nuit Déploient leurs immenses ailes noires. Tout soudain devient calme et étrange Et a un sens nouveau et mystérieux, La tristesse emplit la terre et les cieux Et comme le destin jamais ne change, Les demeures deviennent plus étroites ; Tel un prisonnier loin de l’horizon, Celui qui ne dort pas dans sa prison Compte les spectres à gauche et à droite Et il énumère tous ses rêves, Tous ses désirs, toutes ses illusions ; La vie est plus frêle qu’une vision |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 30 août 2020
Re-Ne regretter point les mors
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