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RE-les tombeaux D’après le poème « Les tombeaux » d’Aimé Feutry (1720-1789) duquel je ne garde ici que les deux premiers vers Au pied de ces coteaux, où, loin du bruit des cours, Sans crainte, sans désirs, je coule d’heureux jours, Sans être la proie des illusions amères, Car de ce monde hagard je connais les chimères, Je dormirai d’un sommeil pur et éthéré, Tout près de mes rêves dans la plaine enterrés. J’ai porté mes fardeaux – toujours avec courage, J’ai marché dans la nuit et dans les orages, Maintes fois j’ai compté mes innombrables jours Et j’ai aimé jusqu’à la peine de l’amour. Aujourd’hui, il est temps que je me repose, Bercé par le parfum enivrant des roses Et par l’odeur des bois profonds comme la mer. Mon âme n’est pas sombre et mon cœur n’est pas amer, À la création j’en ai fermé les portes, Et je veux que le vent, comme une feuille morte, Me conduise jusqu’à la fin de l’univers. Je m’en irai ; adieu, ciels bleus et prés verts, Vous avez tant bercé mon cœur de poète ! Adieu, tumulte doux des choses muettes ! Adieu, humble maison où le cœur s’épanouit, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 2 septembre 2020
Re-Les tombeaux
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